005Quatrième de couverture:

Tome 1 / Tsubaki:  "Dans une lettre laissée à sa fille après sa mort, Yukiko, une survivante de la bombe atomique, évoque les épisodes de son enfance et de son adolescence auprès de ses parents, d'abord à Tokyo puis à Nagasaki. Elle reconstitue le puzzle d'une vie familiale marquée par les mensonges d'un père qui l'ont poussée à commettre un meurtre. Obéissant à une mécanique implacable qui mêle vie et Histoire, ce court premier roman marie le lourd parfum des camélias (tsubaki) à celui du cyanure. Sans céder au cynisme et avec un soupçon de bouddhisme, il rappelle douloureusement que nul n'échappe à son destin."

Tome 2 / Hamaguri:  "Deux petits enfants de Tokyo, scellent un pacte de fidélité en inscrivant leurs noms à l'intérieur d'une palourde, comme un serment d'amour éternel. Devenus adolescents, ils se retrouvent à Nagasaki sans se reconnaître ; les sentiments qui les habitent désormais, qui les troublent profondément, leur seraient-ils interdits? Aux dernières heures de sa vie, la mère de Yukio cherchera à ouvrir les yeux de son fils en lui remettant ce coquillage sorti du tiroir de l'oubli."

Tome 3 / Tsubame:  "Lors du tremblement de terre de 1923, qui a dévasté la région de Kanto et entraîné plus de cent quarante mille morts, la coréenne Yonhi Kim devient, question de survie, la Japonaise Mariko Kanazawa. A la fin de sa vie, alors qu'elle est veuve, mère d'un chimiste et grand-mère de trois petits-enfants, le mystère de sa naissance lui est dévoilé: le prêtre catholique qui l'avait recueillie dans son église lors du tremblement de terre, surnommé monsieur Tsubame, était-il l'instrument du destin qui a permis à cette hirondelle de s'élancer hors du nid ?"

Tome 4 / Wasurenagusa:  "Après un premier mariage raté, Kenji Takahashi découvre qu'il est stérile. Accablé, il quitte la maison familiale. Seule compte encore pour lui sa nurse, Sono. Lorsqu'il fait la connaissance de Mariko, qui vit seule avec son fils Yukio, il en tombe amoureux et l'épouse contre l'avis de ses parents, qui le déshéritent.  Quarante-six ans plus tard, retraité et affaibli, il recherche les traces de Sono. Au moment où il retrouve sa tombe, sur laquelle est inscrit le nom de la fleur de myosotis (wasurenagusa), il découvre le secret de ses origines et le malheur qui a frappé ses parents."

Tome 5 / Hotaru:  "A la saison des lucioles (hotaru), lorsqu'elle rend visite à sa grand-mère Mariko Takahashi, Tsubaki est loin de se douter que celle-ci lui confiera bientôt le secret qui ronge sa vie depuis cinquante ans, incapable qu'elle fut de le révéler à son mari. Etudiante en archéologie, Tsubaki apprend à travers cette confession les lois cruelles de la vie: l'innocence et la naïveté des jeunes filles sont souvent abusées par les hommes de pouvoir et d'expérience, et leur destinée s'en trouve à jamais bouleversée."

Tout d'abord merci à ma cousine de m'avoir fait découvrir cette pentalogie et par extension à son ami SériaLecteur, qui, je crois, lui avait conseillé. Je dois dire que je n'ai ouvert le premier tome que parce qu'il était là à portée de main et que cela semblait court et facile à lire. A priori, tout ce qui relève de la culture asiatique n'est pas ma tasse de thé, même pas le thé car je préfère un bon thé anglais! Mais le principe de la même histoire ou presque vue à travers cinq récits de protagonistes différents me semblait une démarche littéraire intéressante. Alors, j'ai lu le premier... en deux heures montre en main ! Et c'est d'ailleurs à peu près le temps qu'il m'a fallu pour lire chacun des tomes. Ces petits livres se croquent comme des biscuits ! Parfois on se perd un peu dans la chronologie et la généalogie mais ce n'est que pour mieux se retrouver un peu plus loin. J'ai au passage appris un certain nombre de choses sur le Japon, son histoire, sa culture, sa société très patriarcale et plus particulièrement ses relations avec la Corée. Je savais que les Chinois et les Japonais se détestaient cordialement - mon expérience avec treize étudiants chinois l'année dernière a été de ce point de vue très intructive ! - mais j'ignorais que les Japonais avait massacré des Coréens par milliers et qu'au jour d'aujourd'hui des Japonais d'origine coréenne hésitent encore à parler de ces origines. Je dois avouer que j'avais tendance à mettre les deux cultures dans le même sac, tellement de mon point de vue d'occidentale n'ayant jamais mis les pieds en Orient, elles avaient l'air semblable. Ayant chaque semestre des étudiants coréens dans mon cours de culture française, j'apprendrai à ne plus faire cet amalgame.

En tous les cas, LISEZ cette pentalogie, c'est un petit bijou! Je l'ai placé dans la catégorie Littérature francophone car elle a été écrite en français par une Japonaise vivant désormais à Montréal.

Et maintenant en route pour la Norvège ! C'est le hasard des évènements. Entre le tome 1 et le tome 2, j'ai eu quelques jours de battement alors j'avais commencé le premier tome de la trilogie norvégienne des Neshov d'Anne B. Ragde, que m'a conseillé ma maman via son club de lecture... Pour l'instant, je n'ai lu que la première partie, qui s'ouvre sur le décès d'un ado et les états d'âme de l'entrepreneur des pompes funèbres qui s'occupe de son corps avec détails macabres et sordides à la clé... Maman m'a dit: "Tu verras, c'est un peu déprimant, mais pas mal du tout...!" et voilà que viennent s'ajouter les images d'horreur de ce week-end sur fond de ciel gris, je pense qu'il me faudra une lecture ensoleillée après cela !