roman français

Quatrième de couverture : Un roman français C'est l'histoire d'un grand frère qui a tout fait pour ne pas ressembler à ses parents, et d'un cadet qui a tout fait pour ne pas ressembler à son grand frère. C'est l'histoire d'un garçon mélancolique parce qu'il a grandi dans un pays suicidé, élevé par des parents déprimés par l'échec de leur mariage. C'est l'histoire d'un pays qui a réussi à perdre deux guerres en faisant croire qu'il les avait gagnées [...]. C'est l'histoire d'une humanité nouvelle, ou comment des catholiques monarchistes sont devenus des capitalistes mondialisés. Telle est la vie que j'ai vécue : un roman français. Il recèle des pages splendides. Ce qu'il a perdu en agressivité, il l'a gagné en sophistication. En lyrisme, même. [...] son humour est intact. L'Express. Un roman français est sans aucun doute le meilleur roman de Frédéric Beigbeder, le plus sincère, le plus touchant. Les Échos.

Offert par ma cousine Bécassine, ce livre est resté un bon moment sur ma PAL. A priori, je n'avais pas envie de le lire. Je n'avais jamais rien lu de Beigbeder mais le personnage me tape un peu sur le système et est à l'image d'un certain parisianisme que j'éxècre. De plus, cette édition est préfacée par Michel Houellebecq, autre personnage qui me tape sur le système! Finalement, ma mère a lu ce roman avant moi et m'a convaincu de le lire. Je ne le regrette pas. D'une part, la préface et l'opinion de Houellebecq s'est avéré être la mienne (!!!) et d'autre part, j'ai apprécié le style de l'auteur. Cependant, j'ai eu du mal à m'apitoyer sur son sort de gardé à vue - je ne mets pas en doute que les conditions de garde à vue en France et particulièrement un séjour au Dépôt à Paris ne doivent pas être bien agréables mais par ailleurs, le commun des mortels, dont je suis, ne risque pas non plus de s'y retrouver pour avoir sniffé de la coke sur un capot de voiture! - et encore plus de mal à avaler la couleuvre consistant à vouloir nous faire croire qu'il n'avait aucume mémoire de son enfance et que cette arrestation lui a tout à coup rafraîchi la mémoire. C'est un joli exercice de style mais c'est peu crédible. J'ai malgré tout souvent souri aux références culturelles mentionnées dans le roman car Beigbeder ayant un an de moins que moi, nous avons forcémént eu des expéreinces similaires, alors le Fruité pomme-cassis et le ska, entre autres, m'ont parlé! Enfin bref, après avoir envisagé de ne pas ouvrir ce bouquin, j'ai maintenant assez envie d'essayer d'en lire d'autres de Beigbeder. C'est curieux comme les choses vont parfois!