dîner

Traduit du néerlandais - Titre original: Het Diner

Quatrième de couverture:

Deux frères se donnent rendez-vous avec leurs épouses dans un restaurant branché d'Amsterdam. Hors d'oeuvre: le maître d'hôtel s'affaire. Plat principal: on parle de tout, des films à l'affiche, des vacances. Dessert: piques et banalités. On évite soigneusement le véritable enjeu de ce dîner à huis clos: leurs fils respectifs ont commis un acte d'une violence inouie. Jusqu'au couperet de l'addition...

"Une des paraboles les plus impitoyables qu'on ait lues depuis longtemps, des plus noires aussi. Rien d'étonnant à ce que le livre soit placé, dès l'épigraphe, sous le haut patronage de Tarantino !"  Jean-Claude Périer - Livres Hebdo

Un Tarantino, qui aurait passé trop de temps dans un coffee shop d'Amsterdam et serait sous l'effet d'une drogue un peu anesthésiante alors...!!! Ne vous méprenez pas, j'ai en fait assez aimé ce livre mais ce n'est pas du Tarantino! Il est même intéressant de voir ce que la réserve naturelle d'un Nordique a fait d'un sujet avec lequel n'importe quel auteur américain aurait pu faire un livre d'une violence inouïe. Dès le début du livre, la tension est palpable entre les deux frères que tout sépare et puis au fur et à mesure du dîner, l'intrigue bien menée nous fait découvrir les fissures de cette famille jusqu'à nous mener - en douceur - à l'impensable et à la question de savoir ce qu'on est prêt à faire pour défendre ses propres enfants. On lit en ressentant un petit malaise comme pour un thriller et pourtant, cela a plus l'apparence d'une comédie sarcastique. C'est un hasard que j'ai lu ce livre juste avant d'aller passer quelques jours à Amsterdam, mais ce livre me fait imaginer une ambiance un peu feutrée - l'eau paisible des canaux, le silence des vélos, le mystère de la brume matinale -. A vérifier la semaine  prochaine! Au passage, un petit détail qui m'a fait sourire: p 115, le protagoniste dit ne pouvoir se "défaire de l'idée qu'un épi de maîs est avant tout de la nourriture pour les cochons"... hé hé hé, c'est bien ce que j'ai toujours dit à ma famille américaine !