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Deuxième de couverture:

On peut la jouer tout sourire au quotidien? N'empêche... Ça mijote, ça travaille dans les profondeurs! La prudence ou la lâcheté espèrent qu'on laissera clapoter le moût dans le fond des marmites jusqu'à l'extinction totale des fermentations. On s'efforce d'y croire. Mais des histoires comme ça, faut être drôlement solide pour les étouffer, mettre son mouchoir par-dessus et n'en jamais rien dire...

D'ailleurs je ne sais pas où cette mise en mots va m'emmener, ni pourquoi je suis saisi par le besoin de raconter ces histoires et les bouts de vie en forme de culs-de-sac qui vont avec.

Voilà un livre bien dérangeant... Je n'avais jamais entendu parler de Soluto, auteur ainsi qu'artiste peintre, et ce n'est qu'au détour d'une conversation avec un client que j'ai découvert son existence. Je n'arrive pas à décider si je peux ou non vous recommander ce livre étrange. Il s'agit de quatre nouvelles assez longues qui mettent en scène des personnages qui vont avouer l'inavouable avec un flegme plus que déstabilisant. L'auteur écrit à la première personne et on peut donc à chaque fois se demander s'il y a une part autobiographique, auquel cas l'auteur est vraiment un type tordu! J'ai adoré les deux premières nouvelles. Je les ai trouvées bien écrites, dans une langue fluide, qui convenait bien au récit. Elles m'ont toutes deux mises mal à l'aise mais je pense que c'était le but de l'auteur et donc, bravo à lui! Par contre, j'ai trouvé la troisième histoire sans grand intérêt et un peu plate par rapport aux deux premières. Et puis, j'ai attaqué la quatrième et dernière histoire et là, le côté perturbant a dépassé mon seuil de tolérance; tout d'abord parce que tout à coup la langue a complètement dérapé et l'auteur s'est complu à créer des expressions vulgaires à souhait pour décrire les travers sexuels d'un véritable salaud, pour ne pas dire ordure, qu'apparemment il prétend être puisque dans la nouvelle, le personnage masculin s'appelle Soluto et est artiste peintre. Je dois dire que j'ai lu certaines parties de cette dernière histoire en diagonale car je les trouvais insupportables et puis forcément, après que l'auteur a  identifié le personnage comme étant Soluto, je n'ai pas pu m'empêcher de me poser à nouveau la question de l'éventuelle part autobiographique dans les deux premières nouvelles et là forcément, j'ai été troublée... Comme je le disais en introduction, un livre bien dérangeant! Merci à Eugène pour le prêt du livre et pour m'avoir fait découvrir cet auteur, bien que je reste sur une impression mitigée.