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Traduit du néerlandais. Titre original: Op zee

Quatrième de couverture:

Las du quotidien de sa vie de bureau, Donald décide de partir naviguer seul pendant trois mois en mer du Nord. Maria, sa fille de sept ans, le rejoint pour la dernière étape qui doit les ramener du Danemark aux Pays-Bas, où ils retrouveront sa femme.

Mer étale, complicité entre le père et la fille : la traversée s'annonce idyllique. Mais rapidement, les nuages noirs se profilent à l'horizon, et Donald semble de plus en plus tourmenté. Jusqu'à cette nuit cauchemardesque où Maria disparaît du bateau alors que la tempête éclate...

Une fois commencé, il est impossible de refermer ce court roman d'environ 140 pages. On s'embarque avec le narrateur dès la première phrase "Je n'avais pas vu les nuages." et au fil des pages, la tension monte petit à petit. On se laisse envahir par l'angoisse jusqu'à la fin quand on comprend que le problème le plus difficile à résoudre n'est pas en mer, mais à terre. Très, très joli premier roman dont l'écriture simple dévoile en fait un style très fin. Je n'ai pas pu m'empêcher de penser au seul autre roman néerlandais que j'ai jamais lu "Le dîner", qui était aussi un petit bijou quand à la montée de l'angoisse au fil des pages. Un style néerlandais? A approfondir... Quoiqu'il en soit, je remercie Nicolas Carreau des "Carnets du Monde" sur Europe 1 car c'est grâce à sa chronique que j'ai découvert ce roman, bien avant que le reste de la critique ne s'en empare et qu'il obtienne le Médicis étranger. J'en profite d'ailleurs pour faire un apparté et vous recommander cette superbe émission hebdomadaire le samedi entre 14h et 16h, qui propose une vision différente de l'actualité du monde, et au cours de laquelle Nicolas Carreau présente un roman étranger traduit en français. J'aurai l'occasion de vous en reparler car j'ai plusieurs livres en attente de lecture achetés suite à ces chroniques.