Le cercle des Mahé

Quatrième de couverture :

Quand, à trente-cinq ans, le docteur Mahé perd sa mère qui a toujours tout choisi pour lui, il décide de changer de vie, de vivre sans effort, et de retrouver à Porquerolles une adolescente maigre dont l’image hante ses nuits. Cet homme frustré d’autorité a une idée fixe : se faire aimer d’une petite pauvresse qui lui devrait tout…

Je suis tombée par hasard sur ce court roman de Simenon à l’Office du Tourisme de Porquerolles lors de notre dernier séjour sur l’île. Depuis, je me suis demandé si, avant de le vendre, quelqu’un à l’Office du Tourisme l’avait vraiment lu car il ne vante guère la beauté de l’île. Tout au long des passages se déroulant à Porquerolles, il est surtout  question de la chaleur pesante et du soleil de plomb qui accablent Porquerolles en plein été, ce qui n’est pas forcément un argument pour attirer les touristes.

 J’ai admiré la prouesse de Simenon, qui, en seulement 160 pages, décrit formidablement bien le milieu bourgeois, bien-pensant, étriqué, étouffant dans lequel gravitent ce médecin et sa famille. On ressort de ce roman le souffle un peu court et avec une sensation de malaise, comme si on s’était glissé dans la peau de ce personnage, qui étouffe dans son costume trois-pièces. Etonnante expérience.  Si vous n’aimez pas les lectures qui mettent mal à l’aise, je vous déconseille celle-ci ! Sinon, plongez, c’est du pur Simenon et c’est un auteur qu’on ne lit sans doute pas assez en dehors des Maigret et dont oublie qu’il est un des génies de la littérature du XXème siècle.