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Quatrième de couverture:

La grande ronde de la famille Ormen se déroule sur trois générations, épousant les convulsions de l'histoire et y ajoutant ses propres déchirures. Haines, amours, spoliations, secrets... c'est la vie qui va !

Le drame se noue en juillet 1942, opposant Pierre, résistant de la première heure, à son frère Amédée, vague collabo et vrai salaud. Mais dans cette lutte fratricide, le sort de la Nation n'est pas seul en cause.

Dans l'effervescence de la Libération, puis dans le Paris de la guerre d'Algérie et de Mai 68, chacun marche vers son destin en l'habillant de silence. Tout change, tout bouge... sauf la légende familiale. Pourtant la mèche lente de la poudrière des vérités dérangeantes se consume inexorablement...

Ce roman, j'en ai d'abord entendu parler sur le blog de ma cousine Bécassine. Puis, il y a quelques semaines, au cours de la chronique hebdomadaire de Valérie Expert sur France Info "A livre ouvert" , Gérard Collard, le désormais célèbre libraire de "La Griffe Noire" à Saint-Maur conseillait de se jeter sur cette saga, qui venait de ressortir en un seul volume. En général, je leur fais confiance - à ma cousine et à Gérard Collard ! -. Il faudra à l'avenir que je sois plus circonspecte ! Ce premier tome ne m'a pas du tout enthousiasmée. Si l'auteur avait envie d'écrire un essai sur les grands noms de la culture française depuis la Seconde Guerre Mondiale, c'est ce qu'il aurait dû faire plutôt que de prétendre écrire une saga familiale dans laquelle il se passe bien peu de choses et qui est remplie de clichés. Rien ne manque: le père qui fait fortune en fabriquant des obus, la mère qui meurt en couche, la belle-mère arriviste, les deux fils résistants dont l'un mourra aux mains de la Gestapo, le fils collabo et la fille victime d'inceste. A vrai dire, ça y est, je vous ai tout dit ! Le reste n'est que broderie autour de la vie des personnages fictionnels et des gens célèbres qu'ils sont censés croiser. Sur une même page, vous pouvez trouver les noms de Paul Léautaud, d'Albert Camus, d'André Malraux, de Mouloudji, etc, etc... C'est ce qu'on appelle un parfait exercice de "name-dropping" (pardon pour l'anglicisme !), phénomène très à la mode en littérature qui consiste à "balancer" des noms ou des marques célèbres au beau milieu du récit mais là, l'auteur a peut-être poussé l'exercice un peu loin ! Bref, j'ai trouvé le tout assez inintéressant et pas vraiment prenant, ce qui n'est pas ce qu'on attend d'une bonne vraie saga familiale. J'ai les deux tomes suivants puisque j'ai bêtement acheté le volume regroupant les trois tomes mais je ne suis pas très sûre de les lire à moins d'avoir envie de rafraîchir ma mémoire sur les évènements culturels des décennies suivantes !