disparue

Quatrième de couverture:

Le 15 octobre 1976, Marie-Anne Erize est brutalement enlevée à San Juan par des militaires en civil. Malgré la lutte menée par ses proches, l'affaire reste non élucidée. A travers une enquête-témoignage, Philippe Broussard rend hommage à cette victime française de la dictature argentine, exhumant les mille vies d'une jeune militante fascinante et révoltée.

Tout d'abord, merci à mon frère de m'avoir offert ce bouquin, qu'il tenait beaucoup à me faire découvrir et pour cause, c'est une histoire terriblement touchante. Une fois lue, il est difficile d'oublier la personnalité de cette jeune femme au destin peu commun. Quoiqu'en dise la quatrième couverture, cette jeune "française" n'avait de français que ses origines familiales et quelques séjours en France au cours de sa vie. L'Argentine était son pays et c'est là-bas qu'elle y a vécu plusieurs vies très contradictoires allant d'un soutien absolu aux classes les plus pauvres au flirt avec le monde des paillettes. Mais c'est son engagement politique très à gauche qui lui vaudra de disparaître comme des milliers d'autres pendant la dictature argentine et de sans doute connaître une mort atroce aux mains de ses tortionnaires. J'ai appris pas mal de choses en lisant cette enquête et particulièrement, pour moi qui ai un lien particulier avec l'Italie, l'implication de la loge P2, société secrète italienne d'inspiration néo-faciste auquel ont appartenu de nombreuses personnalités italiennes, y compris Silvio Berlusconi, dans le financement de la junte militaire en Argentine. Cette enquête m'a aussi rafraîchi la mémoire sur l'histoire contemporaine argentine étudiée au cours de mes lointaines études de civilisation latino-américaine, une histoire complexe et violente comme celle de la plupart des voisins de l'Argentine en Amérique du Sud.