the son

le fils

Quatrième de couverture de l'édition française:

Vaste fresque de l’Amérique de 1850 à nos jours, Le Fils de Philipp Meyer, finaliste du prestigieux prix Pulitzer 2014, est porté par trois personnages, trois générations d’une famille texane, les McCullough, dont les voix successives tissent la trame de ce roman exceptionnel.
Eli, enlevé par les Comanches à l’âge de onze ans, va passer parmi eux trois années qui marqueront sa vie. Revenu parmi les Blancs, il prend part à la conquête de l’Ouest avant de s’engager dans la guerre de Sécession et de bâtir un empire, devenant, sous le nom de « Colonel », un personnage de légende.
À la fois écrasé par son père et révolté par l’ambition dévastatrice de ce tyran autoritaire et cynique, son fils Peter profitera de la révolution mexicaine pour faire un choix qui bouleversera son destin et celui des siens.
Ambitieuse et sans scrupules, Jeanne-Anne, petite-fille de Peter, se retrouvera à la tête d’une des plus grosses fortunes du pays, prête à parachever l’œuvre de son arrière-grand-père.
Il est difficile de résumer un tel livre. Porté par un souffle hors du commun, Le Fils est à la fois une réflexion sur la condition humaine et le sens de l’Histoire, et une exploration fascinante de la part d’ombre du rêve américain.

Tout simplement FORMIDABLE ! Voilà pourquoi j'aime la littérature américaine plus que tout. Parce que les auteurs américains savent encore écrire des livres, qui vous emportent, que vous ne pouvez plus lâcher, qui vous réveillent la nuit, que vous lisez tout en mangeant, que sais-je encore. C'est historique, romanesque, épique, philosophique, sociologique, humoristique, tragique. TOUT y est. L'auteur a un sens du détail qui fait de ses descriptions des chefs d'oeuvre. Je pense tout particulièrement à un chapitre dans lequel il décrit toutes les utilisations que les Comanches faisaient d'un bison et que je ne suis pas prête d'oublier! La construction du roman, qui va d'un personnage à l'autre et d'une époque à l'autre, est ingénieuse même si on n'a pas mal recours à l'arbre généalogique au début car on s'y perd un peu. Je dois dire que le roman m'a servi de travaux pratiques pour comprendre la complexe histoire du Texas, à laquelle je m'étais un peu initiée il y a quelques mois lors de ma visite du Fort Alamo à San Antonio. Il y a deux ans, j'avais lu Faillir être flingué de Céline Minard, roman français se déroulant au Far West à l'époque de la conquête des territoires de l'Ouest américain, et en lisant The Son, j'ai repensé à mon commentaire sur ce roman et notamment qu'il manquait d'âme. Et la voilà la différence entre un auteur français et un auteur américain, l'ÂME !!! Ce roman-ci en a et je ne peux que chaudement vous recommander d'aller vous y plonger. J'avais raté le premier roman de ce formidable écrivain qu'est Philipp Meyer, American Rust (Un arrière-goût de rouille en français) mais j'entends bien me rattraper.