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Pas encore traduit en français.

C'est l'aube à Marinella et le sommeil de Montalbano est interrompu par le chant d'un rossignol. Tout au moins, c'est ce que le commissaire pense, jusqu'à ce qu'il se rende compte qu'il s'agit des sifflements d'un vagabond qui a trouvé refuge dans sa petite véranda pendant un orage de fin d'été. Un sans-abri atypique cependant, parce qu'il parle un italien parfait et qu'il est clair qu'il a connu des jours meilleurs. Il avoue habiter dans une grotte proche de là mais Montabalno n'a pas le temps d'approfondir la question car il doit courir au commissariat où Catarella lui annonce l'assassinat de Cosimo Barletta. Dans la petite villa sur la route qui longe la côte, il n'y a aucune trace d'effraction, aucune trace de lutte: l'homme est mort d'un coup de revolver dans la nuque alors qu'il était assis dans la cuisine et buvait son café. Montalbano enquête alors sur les secrets impénétrables d'une famille et les mystères d'une communauté.

L'année dernière, mes problèmes de vue m'avaient empêchée d'honorer mon rendez-vous annuel avec mon "amoureux" sicilien, le très célèbre commissaire Montalbano. Je me suis donc rattrappée en ce début d'année et comme d'habitude, j'ai passé un très bon moment, l'intrigue de cet épisode étant particulièrement bonne. Je dois avouer que parfois les enquêtes proposées par Camilleri manquent de profondeur - il en écrit tellement - mais celle-ci est vraiment bien ficelée.

Bien sûr, j'ai retrouvé tous les personnages qui font le charme de cette série: le commissaire en premier lieu, toujours aussi bougon mais au coeur grand comme cela; son éternelle fiancée, Livia, qu'il n'épousera jamais - je l'espère du moins ! -; sa domestique, Adelina, qui disparaît quand Livia descend de Gênes quelques jours car elle la déteste; Fabio, le commissaire adjoint, qui a l'insupportable - en tous les cas pour Montalbano - manie de réciter toutes les données du registre de l'état civil quand il fait des recherches sur des suspects; Augello, l'autre commissaire adjoint, qui ne peut s'empêcher de succomber au charme de toute charmante donzelle qui passe par là; Catarella, le planton incapable de transférer un message sans transformer tous les noms de famille en des créations surréalistes et tous les autres...

Je sais bien que cette série est épouvantablement mal traduite en français - c'est d'ailleurs intraduisible -, j'en ai déjà parlé ici, et que donc peu d'entre vous pourront lire ce roman dans le jus mais je ne peux m'empêcher de partager mon plaisir de lire Montalbano, encore et toujours.