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1875. Dans le but de favoriser l'intégration, un chef cheyenne, Little Wolf, propose au président Grant d'échanger mille chevaux contre mille femmes blanches pour les marier à ses guerriers. Grant accepte et envoie dans les contrées reculées du Nebraska les premières femmes, pour la plupart " recrutées " de force dans les pénitenciers et les asiles du pays. En dépit de tous les traités, la tribu de Little Wolf ne tarde pas à être exterminée par l'armée américaine, et quelques femmes blanches seulement échappent à ce massacre.
Parmi elles, deux sœurs, Margaret et Susan Kelly, qui, traumatisées par la perte de leurs enfants et par le comportement sanguinaire de l'armée, refusent de rejoindre la " civilisation ". Après avoir trouvé refuge dans la tribu de Sitting Bull, elles vont prendre le parti du peuple indien et se lancer, avec quelques prisonnières des Sioux, dans une lutte désespérée pour leur survie.

Avec cette aventure passionnante d'un petit groupe de femmes prises au milieu des guerres indiennes, Jim Fergus nous donne enfin la suite de  Mille femmes blanches. Le miracle se produit à nouveau et cette épopée fabuleusement romanesque, véritable chant d'amour à la culture indienne et à la féminité, procure un incommensurable plaisir de lecture.

"...un incommensurable plaisir de lecture." Euh... non, pas vraiment! A vrai dire, ce livre n'apporte pas grand chose - pour ne pas dire rien - de plus au formidable "Mille femmes blanches" publiée il y a quelques années. L'auteur a juste essayé de rallonger la soupe et il n'aurait pas dû. Elle était très bonne telle quelle !  L'"histoire" - en fait, il n'y en a pas vraiment - se traîne en longueur et c'est seulement dans la deuxième partie qu'il commence à y avoir un peu d'action. Malheureusement, l'histoire se termine en queue de poisson et laisse le lecteur plutôt frustré. Avec tout le respect que j'ai pour Jim Fergus, que j'aime beaucoup, et pour François Busnel, son fan numéro un en France, cette suite n'avait pas lieu d'être. D'ailleurs, elle n'a pas (encore ?) été publiée aux Etats-Unis et semble avoir été directement traduite en français. Pas commun pour un roman américain ! Aucun éditeur américain n'aurait-il montré d'intérêt à l'égard de cette oeuvre ? Je vous laisse juge.