croire

 Editeur : Gallimard - Collection Blanche (9 mars 2017)

 Quatrième de couverture :

 "Je veux bien avoir été distrait ces temps-ci, mais je sais que si j'avais croisé cette fille-là dans l'ascenseur ou le hall d'entrée, je m'en serais souvenu. Et puisque je me souviens d'elle, c'est que je l'ai vue ailleurs".

 César a décidé de mourir. Mais une jeune femme sonne à sa porte et contrarie ses plans. Etudiante en architecture, grecque, elle se prétend sa voisine, alors qu'il ne l'a jamais vue. En est-il si sûr ? Pourquoi se montre-t-elle si prévenante envers lui, quadragénaire en deuil de Paz, la femme aimée, persuadé qu'il n'arrivera pas à rendre heureux l'enfant qu'ils ont eu ensemble, et qui lui ressemble tant ? Pourquoi est-elle si intéressée par sa bibliothèque d'auteurs antiques ? D'un Paris meurtri aux rivages solaires de l'Italie en passant par quelques îles proches et lointaines, Croire au merveilleux, en dialogue intime avec Plonger, est l'histoire d'un homme sauvé par son enfance et le pouvoir des mythes. Un homme qui va comprendre qu'il est peut-être temps, enfin, de devenir un père. Et de transmettre ce qu'il a de plus cher. 

Ce que j'en ai pensé...

J'avais adoré Plonger et j'ai tout autant adoré la suite que j'ai dévoré en quelques heures. Je trouve fascinant qu'un homme puisse écrire des pages si puissantes, si poétiques sur l'amour et le manque de l'être aimé. Sans doute parce que je n'ai pas eu la chance d'en rencontrer un comme ça... Je souhaitais ardemment que César sorte de son deuil profond, pour qu'il réalise à quel point son fils avait besoin de lui mais en même temps (décidément, moi aussi, j'aime cette expression, serai-je atteinte de macronite aigüe ?!), j'étais perturbée par l'arrivée de cette Nana dans le tableau. Etait-elle vraiment la personne adéquate pour que César réapprenne à vivre après la mort de Paz ?  La fin m'a en quelque sorte rassurée... Non, non, je ne la gâcherai pas (pardon ! spoilerai pour être moderne) ! Ce roman est aussi une jolie incursion érudite dans l'Antiquité et ses légendes, qui, pourtant, ne sont pas habituellement ma tasse de thé, mais le style narratif rend les choses très fluides et tout glisse à merveille. En prime, ce roman m'a ramenée sur cette magnifique Côte Amalfitaine dont je suis tombée amoureuse l'année dernière et où je ne tarderai pas à retourner. 

Quand les journalistes tournent leur plume vers la littérature, ce n'est pas toujours réussi. Ce n'est pas le cas de Christophe Ono-Dit-Biot, dont l'écriture est absolument magnifique. De plus, c'est quelqu'un de très sympa et très accessible. J'ai eu la chance d'échanger quelques mots avec lui au dernier Festival du Livre de Nice et j'en garde un agréable souvenir et petit détail supplémentaire... il est carrément canon, ce qui ne gâche rien à l'affaire !!!

Alors oserai-je encore "croire au merveilleux" après la lecture de ce livre ? Sans doute, mon cher M. Ono-Dit-Biot, sans doute...

dédicace

 

 

extrait