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Editeur : Harper & Collins e-books (17 mars 2009)

Titre français : L'arbre aux haricots - Editeur : Rivages Poche (24 septembre 2014)

Quatrième de couverture de l'édition française :

Taylor Greer n'a pas l'intention de finir ses jours dans le Kentucky, où les filles sont mères avant d'apprendre leurs tables de multiplication. Le jour où elle quitte le comté de Pittman au volant de sa coccinelle Volkswagen, elle est bien décidée à rouler vers l'Ouest jusqu'à ce que sa voiture rende l'âme. Mais, dans le désert de l'Oklahoma, sur le parking d'un bar, elle trouve une petite Indienne. Ce mystérieux cadeau du destin va changer radicalement son existence. Premier roman de Barbara Kingsolver, L'arbre aux haricots a connu un succès immédiat dans le monde entier, devenant un classique de la littérayture contemporaine.

Ce que j'en ai pensé...

Pourquoi ai-je attendu presque 20 ans pour lire ce roman ? Mystère et boule de gomme si ce n'est qu'il y a tant de choses à lire en ce monde... C'est en lisant un article récent dans le New York Times sur les livres contemporains, qui font désormais partie des listes de lectures d'été requises pour les lycéens et étudiants universitaires de première année aux Etats-Unis, que je me suis aperçue que Barbara Kingsolver faisait désormais partie des classiques, avec en particulier ce roman, que je me promettais de lire depuis sa sortie. Erreur réparée donc et j'en suis ravie. J'ai vraiment passé un bon moment avec ce roman dont le fond est l'amour et l'amitié que l'on peut vouer à des êtres avec lesquels nous ne partageons aucun lien de sang, l'abandon et l'appartenance et la découverte de ressources intérieures ignorées quand la vie l'exige. C'est vraiment un de ces très, très puissants romans américains comme je les aime, qui ne laisse aucun détail concernant les personnages au hasard et qui de surcroît nous fait traverser une partie des Etats-Unis, même si elle n'est pas exactement la plus excitante ! Les pages décrivant la découverte de l'Oklahoma par Taylor sont vraiment très drôles et m'ont rappelé cette blague classique aux Etats-Unis qui consiste à se demander pourquoi les chauffeurs routiers préfèrent traverser l'Oklahoma la nuit... pour pouvoir dormir en même temps bien sûr ! J'ai aussi reconnu dans le personnage de Taylor certaines de mes élèves de Haywood County en Caroline du Nord, qui auraient préféré mourir que vivre le destin de beaucoup de leurs camarades de classe - abandon de l'école, grossesses précoces, vies gâchées... - tout comme Taylor à Pittman County.  Le Kentucky n'est plus tout à fait le Vieux Sud mais les mentalités et une certaine misère humaine n'y sont guère différentes. Je ne manquerai pas de lire la suite, sans attendre 20 ans si possible !