Houellebecq

 

Editeur : J'ai Lu (3 mars 2012)

Nombre de pages : 413

Quatrième de couverture :

Si Jed Martin, le personnage principal de ce roman, devait vous en raconter l'histoire, il commencerait par vous parler d'une panne de chauffe-eau. Ou de son père, architecte connu et engagé, avec qui il passa seul de nombreux réveillons de Noël. Il évoquerait Olga, une très jolie Rusee rencontrée lors d'une première exposition de son travail photographique à partir de cartes routières Michelin - «la carte est plus intéressante que le territoire». C'était avant que le succès mondial n'arrive avec la série des "métiers", portraits de personnalités de tous milieux, dont l'écrivain Michel Houellebecq. Il dirait aussi comment il aida le commissaire Jasselin à élucider une atroce adffaire criminelle.

L'art, l'argent, l'amour, le rapport au père, la mort, le travail, la France devenue un paradis touristique sont quelques-uns des thèmes de ce roman, résolument classique et ouvertement moderne.

Ce que j'en ai pensé...

Veni, vidi, non vici ! C'est rare que j'abandonne une lecture mais j'ai abandonné celle-ci. Soyons honnête, je ne partais pas avec un à priori positif. Je ne supporte pas la personnalité de Houellebecq, qui, selon moi, s'est fabriqué, à l'instar d'autres écrivains tels Amélie Nothomb ou Fred Vargas, dans une moindre mesure, dans des genres différents, un personnage pour les médias et en joue pour vendre des bouquins. Ça marche peut-être avec certains, pas avec moi ! J'avais, toutefois, décidé d'essayer de le lire parce que dire que je n'aime pas un auteur a quand même plus de poids quand on a au moins essayé de lire un de ses bouquins, particulièrement dans le cas d'un personnage aussi médiatisé que Houellebecq. Le hasard a voulu qu'une de mes stagiaires propose de me le prêter - Merci Pauline si tu me lis ! - et donc, puisque c'était gratuit, je n'avais plus d'excuse.

J'ai tenu jusqu'à la page 146 et puis j'ai décidé qu'il y avait peu de chance que  je me mette soudainement à aimer ce bouquin; j'ai donc arrêté. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre mais j'avais imaginé un de ces auteurs qui déblatèrent pendant des pages et des pages en suivant une trame assez floue mais en s'appuyant sur un style d'écriture quelqu'il soit. Pour ne citer qu'un exemple, j'ai du mal à suivre le fil de la pensée de Proust quand je le lis mais j'ai appris à aimer sa langue. Je pensais donc que Houellebecq était une espèce de Hunter S. Thompson à la française, un écrivain déjanté, décalé et rebelle mais avec un style. Que nenni, je n'ai trouvé ni trame, ni style chez Houellebecq. J'ai même trouvé son écriture assez simpliste et je voudrais bien savoir comment ce truc avait eu le Goncourt en 2010 - mais bon, le jury l'a bien donné à Chanson douce l'année dernière, qui n'était pas non plus un roman remarquablement écrit -. 

Pour ne rien vous cacher, j'ai failli arrêter dès la page 37 quand je suis tombée sur cela...

 

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Je rêve ou il insulte les paysans ? Je peux supporter beaucoup de choses mais en tant que petite-fille d'agriculteur, je n'admets pas qu'on prenne la classe paysanne pour des gueux incultes ! D'ailleurs, je n'admets qu'un pseudo-intellectuel s'attaque à quelque classe sociale qu'elle soit.

Et puis ensuite, il s'est mis en scène dans son propre roman. Sûrement une forme d'auto-dérision que ses fans auront apprécié mais dans laquelle une nouvelle lectrice comme moi n'a vu que de l'arrogance !

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Bref, j'ai essayé de lire Houellebecq. C'est fait. Je n'y reviendrai pas. Maintenant, je me sens plus légitime quand je dis que je ne peux pas souffrir ce mec ! Au suivant...