Robin

Editeur : Le Livre de Poche (3 mai 2017)

Nombre de pages : 224

Quatrième de couverture :

Roland est mort. Quand les sapeurs-pompiers l'ont retrouvé, il avait la tête dans la gamelle du chien. Son voisin de palier, un homme proche de la quarantaine, au chômage, très seul, ne le connaissait pas vraiment. Il aurait dû s'en douter : il n'entendait plus les chansons de Mireille Mathieu, derrière le mur. C’est lui qui hérite du chien, puis de l'urne contenant les cendres du défunt. Qu’en faire ? Le voisin va tout tenter pour s'en débarrasser, mais en a-t-il vraiment envie ?

Ce que j'en ai pensé...

Cela faisait plus d'un an que ma "parraine" - oui, je sais, cela n'existe pas mais c'est ainsi que j'appelle l'épouse de mon parrain ! - m'avait recommandé la lecture de ce roman et en général, je lui fais confiance.

C'est un court roman qui peut se lire en quelques heures à moins que, comme moi, vous ne vous endormiez dessus deux soirs de suite, non par désintérêt mais parce que la semaine a été dure ! Il n'y a pas vraiment de suspens dans cette histoire, dont on pressent la fin dès le début. Il n'en reste pas moins que ce roman a le mérite d'aborder le sujet délicat des personnes isolées et modestes vivant dans un milieu urbain. Le style de l'auteur est volontairement caustique et empreint d'humour noir. On sourit mais derrière le sourire, on ne peut s'empêcher de penser qu'on connaît tous un Roland et que l'on ne fait pas grand chose pour lui.

Alors on peut se poser la question : comment peut-on encore, dans un monde aussi connecté que le nôtre, mourir dans l'indifférence la plus totale ? Je n'ai pas la réponse mais moi, qui n'ai pas d'enfant, je me pose évidemment de temps à autre la question de savoir si je serai entourée le jour où je mourrai et bien que cette question ne m'empêche pas (encore !) de dormir, j'aimerai parfois y avoir d'ores et déjà une réponse pour éviter de futures inquiétudes.

Pour finir, si j'ai un petit reproche à faire à l'auteur, c'est de courir après la formule qui va faire sourire le lecteur à chaque page et parfois plusieurs fois par page et au bout du compte, j'ai trouvé cela un peu agaçant. J'ai malgré tout passé un bon moment avec ce roman et je vous le recommande si l'humour autour du thème de la mort ne vous effraie pas. Après tout, mourir, c'est la vie !