Siccardi

PRIX NICE DES ANGES 2018

Editeur : Calmann Levy - Collection France de toujours et d'aujourd'hui (24 janvier 2018)

Nombre de pages : 448

Quatrième de couverture : 

En Provence, vers 1900. Antoine Rabuis est abandonné  par son père à un couple de paysans aisés en mal d’enfant.  Bientôt officiellement adopté, le garçon prend le nom  de ses nouveaux parents et se fait prénommer Noël.  
Après le certificat d’études, pourtant doué et promis à  un brillant avenir, Noël préfère rester à la ferme auprès de  sa nouvelle famille. 
Malheureusement, la guerre éclate. Comme tous les  hommes de son âge, Noël est appelé sous les drapeaux.  Mais comment courir au massacre lorsque l’on a appris à aimer passionnément la vie et à haïr la violence ? 
Le salut du jeune soldat viendra d’un nouveau et incroyable  changement d’identité…   
À travers la destinée singulière d’un jeune Provençal au temps  de la Grande Guerre, Jean Siccardi, écrivain fécond, auteur  de plus de soixante ouvrages, amoureux des terres du Sud,  célèbre le bonheur de vivre, la puissance de la générosité  et la liberté.
 
Ce que j'en ai pensé...
Ce roman a été désigné, ce matin, lauréat du Prix Nice Baie des Anges 2018 par le jury, dont je faisais partie. Je crois même pouvoir dire qu'après plusieurs votes, c'est finalement mon vote qui aura fait pencher la balance dans ce sens et j'en suis un peu déconcertée car je ne pense pas que ce roman méritait un prix. En fait, mon dilemme réouvre l'éternel débat qui consiste à différencier la littérature dite sérieuse de la littérature populaire. Jean Siccardi n'est pas un mauvais auteur et il a des dizaines de milliers de lecteurs si ce n'est des centaines mais il fait partie de ces auteurs totalement snobés par la critique et les lecteurs, qui ont un minimum d'exigence. Sincèrement, sans ce jury, je n'aurais jamais ouvert un bouquin de Siccardi. Cependant, ce matin, je me suis retrouvée dans la position de devoir choisir entre lui et un auteur dont l'écriture était à mille lieux de celle de Siccardi et finalement, j'ai préféré donner ma voix à un auteur populaire accessible à tous plutôt qu'à un ouvrage exigeant ne s'adressant qu'à une élite. 
Qu'en dire si ce n'est que c'est un gentil petit roman du terroir comme il s'en publie tant en France chaque année. D'ailleurs comme vous pouvez le constater, Calmann-Levy leur consacre toute une collection. Ce n'est ni mauvais ni bon. Un style académique entendu, une histoire cousue de fil blanc avec des gentils et des méchants, un roman à lire si vous avez la nostalgie d'une époque où les choses étaient plus simples mais aussi plus rudes. J'ai apprécié de reconnaître les lieux où se déroule l'action et de pouvoir apprendre deux-trois trucs au passage sur ma région d'adoption et au final,  je n'ai pas passé un mauvais moment mais ce n'est certainement pas une lecture inoubliable.