Grainville 

Editeur : Le Seuil - Collection Cadre Rouge (4 janvier 2018)

Nombre de pages : 656

Quatrième de couverture : 

1868-1927 : de l'invention de l'impressionnisme à la traversée de l'Atlantique par Lindbergh, un Normand établi à Étretat entreprend le récit de sa vie. Orphelin de mère, jamais reconnu par son père, il s'est installé chez son oncle, dans la splendeur des falaises, après avoir été blessé lors de la sanglante aventure coloniale en Algérie.

Sous son regard, un homme peint : c'est Monet. Pour le jeune homme, qui ne connaît rien à la peinture, c'est un choc. La naissance d'un art et d'une époque se joue là, et, dès lors, il n'aura de cesse d'en suivre les métamorphoses, guidé par deux amantes, Mathilde, une bourgeoise mariée, sensuelle, puis Anna, passionnée. Elles l'initient à Monet, présent de bout en bout, mais aussi à Courbet, Boudin, Degas, Flaubert, Hugo, Maupassant... Tous passent à Étretat ou dans son voisinage.

De la débâcle de la guerre de 1870 à la découverte de New York, de l'affaire Dreyfus au gouffre de la Grande Guerre, c'est tout un monde qui surgit, passe et cède la place à un autre. Dans la permanence des falaises lumineuses, la folie de Monet affrontant l'infini des Nymphéas. Le tout sous la plume d'un homme qui a beaucoup vécu, beaucoup ressenti, aimé et perdu.

Ce que j'en ai pensé...

Le passage de Patrick Grainville  à La Grande Librairie sur France 5 m'avait convaincue de lire ce livre et finalement, il m'est parvenu dans la sélection pour le Prix Nice Baie des Anges et comme je suis contente de ne pas avoir dépensé les 22€ de son achat... car tout comme Chaussette, je suis tombée à la renverse en lisant ce bouquin ! Mon Dieu, que ces 650 pages ont été longues, longues, longues...

Et pourtant la quatrième de couverture avait tout pour me plaire: la Normandie, l'histoire d'une vie jalonnée par les rencontres du personnage principal avec des tas d'artistes que j'aime, une époque qui m'intéresse mais ce roman n'est pas vraiment un roman, c'est plutôt un essai historique sur la France de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème. Certes, c'est fort bien écrit mais j'ai trouvé le style de l'auteur quelque peu prétentieux. Le livre regorge de références mythologiques toutes plus obscures les unes que les autres pour un lecteur lambda.

Et que penser des situations très improbables auxquelles est confronté notre personnage principal ? Qu'est-ce que ce zigoto qui se trouve toujours là où il faut quand il faut pour témoigner d'évènements importants qui jalonnent le siècle ? Ce n'est vraiment pas crédible. Et puis franchement, à la fin, que j'ai d'ailleurs lu en diagonale, je l'avoue, je n'en pouvais plus des descriptions de Monet peignant les falaises, puis la Cathédrale de Rouen, puis les Nymphéas, c'était long, long, long... J'en étais arrivée au point où j'avais envie de lui écrabouiller ses pinceaux sur la figure ! A moins de n'être féru(e) d'histoire de l'art et particulièrement de la technique de peinture de Monet dans tous ses détails, ces passages sont vraiment ennuyeux et pourtant, j'adore Monet !

Bref, vous l'aurez compris, cette lecture ne m'a pas enthousiasmée et j'enrage d'avoir dû lui consacrer deux semaines. En temps normal, j'aurais abandonné mais mon devoir de juré pour le Prix Nice Baie des Anges m'imposait de le finir... plus ou moins ! Bon, ceci dit, j'ai quand même appris quelques trucs sur l'histoire de France au passage mais franchement, ce fut une leçon un peu pénible.

Le hasard a voulu que je me retrouve dans la situation de devoir voter soit pour ce roman, qui m'était presque tombé des mains, soit pour celui de Jean Siccardi L'auberge du gué, roman populaire que j'avais trouvé un peu niais... et j'ai, un peu la mort dans l'âme, finalement opté pour la niaiserie !