Strout 1

 Editeur : Random House (12 janvier 2016)

Titre français : Je m'appelle Lucy Barton - Editeur Fayard (30 août 2017)

Nombre de pages : 208

Quatrième de couverture de l'édition française :

Hospitalisée à la suite d’une opération, Lucy Barton reçoit la visite impromptue de sa mère, avec laquelle elle avait perdu tout contact. Tandis que celle-ci se perd en commérages, convoquant les fantômes du passé, Lucy se trouve plongée dans les souvenirs de son enfance dans une petite ville de l’Illinois – la pauvreté extrême, honteuse, la rudesse de son père, et finalement son départ pour New York, qui l’a définitivement isolée des siens. Peu à peu, Lucy est amenée à évoquer son propre mariage, ses deux filles, et ses débuts de romancière dans le New York des années 1980. Une vie entière se déploie à travers le récit lucide et pétri d’humanité de Lucy, tout en éclairant la relation entre une mère et sa fille, faite d’incompréhension, d’incommunicabilité, mais aussi d’une entente profonde.
Salué comme un chef-d’oeuvre par la critique littéraire aux États-Unis, Je m’appelle Lucy Barton est un grand roman contemporain sur la solitude, le désir et l’amour.

Ce que j'en ai pensé...

A vrai dire, je ne sais pas bien que vous dire de plus que ce que dit la quatrième de couverture de l'édition française, si ce n'est que j'ai absolument adoré ce bouquin et que je vous le recommande vivement. Je l'ai souvent dit aussi et je me répète à plaisir. Ce genre de roman est la raison pour laquelle j'aime tant la littérature contemporaine américaine. Tout y est: une histoire touchante, un style simple, sans fioritures, mais percutant, un ton sans concessions et ce sentiment quand on referme le bouquin que le personnage principal est devenue quelqu'un de proche, que l'on n'oubliera plus. J'ai rarement cette sensation avec les romans français. De prime abord, l'histoire est classique et vieille comme le monde. Une mère, une fille... des rapports difficiles... mais quand vous creusez un peu, il y a tellement plus que cela dans ce roman. Quand vous refermez le bouquin, vous avez en fait lu une analyse complère de la complexité des rapports familiaux et de l'amour filial et de la difficulté à se réconcilier avec un passé douloureux.

J'avais découvert Amy Strout avec Amy and Isabelle, il y a une vingtaine d'années, roman que j'avais beaucoup aimé et je me dois vraiment de lire ses quelques autres livres. C'est une romancière rare mais précieuse.