grisham

 Editeur : Double Day (6 juin 2017) - Mass Market Paperback - Dell (6 mars 2018)

Titre français : Le cas Fitzgerald - Editeur JC Lattès (2 mai 2018)

Nombre de pages : 368

Quatrième de couverture de l'édition française :

Des malfaiteurs dévalisent la bibliothèque de l’Université de Princeton. Leur butin est déclaré d’une valeur inestimable, mais Princeton l’a assuré pour vingt-cinq millions de dollars.
Bruce Cable possède une célèbre librairie à Santa-Rosa, une bourgade tranquille sur l’île Camino, en Floride. Bien que son affaire soit prospère, l’argent provient surtout du commerce de livres de collection. Peu de gens, toutefois, savent que Cable a souvent recours au marché parallèle et que passent entre ses mains manuscrits et ouvrages volés.
Mercer Mann est une jeune romancière. Elle souffre d’une angoisse aiguë de la page blanche et vient de perdre son poste d’enseignante. Elle est contactée par une femme mystérieuse travaillant pour une société tout aussi mystérieuse. On lui offre une coquette somme pour infiltrer Bruce Cable et son cercle d’amis de la littérature. Sa mission est de se rapprocher suffisamment de lui et de découvrir ses secrets.
Mais Mercer va trop en apprendre, et les ennuis vont commencer. Le paradis va devenir enfer, une métamorphose implacable comme seul John Grisham sait en conter.

Ce que j'en ai pensé...

En couverture du Lire de ce mois de juin, John Grisham déclare que son métier est de donner du plaisir et cette fois, il m'en a effectivement donné.

Depuis vingt-cinq ans que je lis Grisham, j'ai  à peu près tout lu de lui à une ou deux exceptions près mais au cours des dix dernières années, il m'a plus souvent déçue qu'enchantée sauf pour Ford County que j'avais adoré. Je l'ai déjà dit ici, comment tenir le rythme au niveau qualité quand on démoule un roman par an ? Pourtant, je reviens toujours à Grisham parce que j'aime y retrouver l'atmosphère du Sud des Etats-Unis, qui me manque tant, et puis.. parce que je ne résiste pas à ses yeux bleus ! Voilà, c'est dit ! Je suis folle amoureuse du monsieur et il peut écrire n'importe quelle idiotie, je la lirai !

Cependant, Camino Island est un bon cru. J'ai retrouvé le Grisham que j'aime avec une intrigue bien ficelée, un suspense, qui fait tourner les pages à vitesse grand V, et des personnages, qui ont une vraie personnalité. Et puis, pour l'amoureuse de livres que je suis, ce roman est un pur bonheur car toute l'intrigue tourne autour des livres et j'ai beaucoup aimé la façon dont Grisham partage son amour des livres et de la littérature tout en faisant discrètement son auto-critique quand il s'en prend à la qualité des  auteurs, qui publient trop !

Ce Grisham-là est bon, vous pouvez y aller. D'ailleurs, j'ai entendu  un certain nombre de critiques élogieuses dans les médias français, ce n'est pas toujours le cas quand il s'agit de Grisham !