Menegaux

Editeur : Grasset (2 mai 2018)

Nombre de pages : 234

Quatrième de couverture :

Gustavo est à l'aube d'une journée déterminante pour sa carrière. Rien ne va se passer comme prévu. Au petit matin, la police fait irruption à son domicile et le place en garde à vue pour homicide volontaire.

Questionné, bousculé, Gustavo s'effondre, tandis que son épouse, Sophie, s'acharne à réunir des preuves matérielles de son innocence.

Mais est-il encore possible de rétablir la justice dans une société gouvernée par l'émotion, où les réseaux sociaux et le tribunal de l'opinion font désormais la loi ?

Ce que j'en ai pensé...

Autant je n'avais éprouvé aucune empathie pour l'héroïne de Je me suis tue , lu précédemment, autant ce Gustavo en a provoqué chez moi. Une fois encore, Mathieu Menegaux s'attache avec un style direct et sans fioritures à faire plonger dans l'horreur, en quelques heures, un personnage menant une vie parfaitement normale et à nous entraîner dans les arcanes de la machine judiciaire, une machine qui peut détruire le plus innocent des hommes. Cette fois, je n'ai pas pu m'empêcher de penser que cette histoire pourrait vraiment arriver à n'importe qui et l'auteur a réussi à me foutre la trouille. Je me suis même surprise à effacer l'historique de navigation de mon téléphone, bien que n'ayant strictement rien à cacher ou à me reprocher ! Et puis à bien y réfléchir, je crois que je vais désormais garder précieusement TOUS mes tickets de carte bleue, envisager l'achat d'une Alfa Roméo violette et restreindre encore l'accès à ma page Facebook. Celles et ceux qui ont lu ou liront ce roman comprendront !

Je suis ravie de ne pas avoir commencé la lecture des trois romans de Mathieu Menegaux par le premier, Je me suis tue, car je n'aurais pas été plus loin et cela aurait été bien dommage car j'ai vraiment aimé les deux autres, Un fils parfait et celui-ci.

Ci-dessous, un petit souvenir de ma rencontre avec l'auteur au Festival du Livre de Nice en juin dernier, une rencontre fort sympathique, je dois dire, Mathieu Menegaux étant un garçon adorable et plein d'humour, ce qui ne transparaît pas forcément dans ses livres, dont le but principal est de nous mettre mal à l'aise en nous introduisant dans le monde de l'injustice.

Menegaux