magnifica

Editeur : Sellerio (21 avril 2016)

Nombre de pages : 274

Edition en français : Denoël  (23 août 2018)

Quatrième de couverture de l'édition française :

Années 50. Dans un petit village des Abruzzes. La jeune Ada Maria est la fille d'un couple sans amour. Son père, Aniceto, passe le plus clair de son temps avec Teresina, sa maîtresse, ou enfermé dans son atelier de taxidermiste. Eufrasia se contente d'être mère et de noyer sa fragilité dans les soins qu'elle apporte à ses enfants. Lorsqu'elle meurt prématurément, Teresina prend peu à peu sa place dans la maison. La jeune Ada Maria s'occupe alors de son frère en s'efforçant d'ignorer Teresina. C'est pourtant dans ce quotidien en dehors du temps, rythmé par la couleur des frondaisons, la succession des naissances et des deuils, que l'Histoire fait un jour irruption. Dans un bois avoisinant le village, Ada Maria aperçoit un jour une ombre. Il s'agit d'un homme, hagard, désorienté, il n'a jamais quitté la cabane où il s'est réfugié à la fin de la guerre. Il est allemand. Les deux êtres vont se rapprocher. De cet amour naîtra une petite fille aux yeux clairs et à la peau diaphane, Magnifica, changeant à tout jamais le destin tranquille auquel Ada Maria se croyait cantonnée.

 Ce que j'en ai pensé...

Au départ, c'est la très belle couverture de l'édition française de ce roman, qui a attiré mon attention lors d'un passage en librairie. Quand j'en ai parlé au libraire italien de la librairie Tour Babel à Paris, cela ne lui disait rien. Idem pour mon amie italienne qui pourtant suit l'actualité littéraire et lit beaucoup. Apparemment, ce roman n'a pas eu tant d'échos que cela dans la péninsule et c'est bien dommage car c'est un fort joli roman à l'écriture très poétique bien que les faits relatés soient assez durs.

La vie dans un petit village des Abruzzes après-guerre était loin d'être facile et Maria Rosaria Valentini excelle pour nous décrire cette rudesse tout en sachant mettre l'accent sur les plaisirs simples de la vie, en particulier ceux liés à la nature et à la cuisine paysanne. J'ai eu souvent l'eau à la bouche en lisant ce roman mais j'ai aussi eu l'impression de pouvoir sentir toutes les odeurs évoquées au fil du roman. Je me suis attachée à tous les personnages et bien sûr principalement à ces trois générations de femmes courageuses que la vie n'épargne pas mais qui, toujours, systématiquement, relèvent la tête malgré l'aversité et vont de l'avant.

Une très belle découverte que je vous recommande chaudement en espérant que la traduction française soit à la hauteur de la beauté de la langue dans la version originale en italien. 

 

magnifica 2