Agnès Desarthe

 Editeur : Editions de l'Olivier (16 août 2018)

Nombre de pages : 304

Quatrième de couverture : 

Hector, Sylvie et leur fils Lester s'envolent vers les États-Unis. Là-bas, une nouvelle vie les attend. Hector a été nommé professeur dans une université de Caroline du nord. Très vite, son charisme fait des ravages parmi les femmes qui l'entourent.

Fragile, rêveuse, Sylvie n'en observe pas moins avec lucidité les effets produits par le donjuanisme de son mari, tandis que Lester devient le guide d'un groupe d'adolescents qui, comme lui, cherchent à donner une direction à leurs élans.

Pendant ce temps, des attentats meurtriers ont lieu à Paris, et l'Amérique, sans le savoir, s'apprête à élire Donald Trump.

Chez Agnès Desarthe, chaque personnage semble suivre un double cheminement. Car si les corps obéissent à des pulsions irrésistibles, il en va tout autrement des âmes tourmentées par le désir, la honte et les exigences d'une loyauté sans faille.

Mais ce qui frappe le plus dans cet admirable roman où la France est vue à distance, comme à travers un télescope, c'est combien chacun demeure étranger à son propre destin, jusqu'à ce que la vie se charge de lui en révéler le sens.

Ce que j'en ai pensé...

Je vais être brève. Je n'ai pas du tout aimé ce roman et n'ai d'ailleurs lu le dernier tiers qu'en diagonale. Bien qu'une amie "bookstagrammeuse", à qui je fais entièrement confiance, car nous aimons souvent les mêmes livres, ne l'ait guère aimé non plus, le passage d'Agnès Desarthe à La Grande Librairie m'avait quand même donné envie de le lire. De plus, savoir que cette famille partait s'installer en Caroline du Nord avait forcément une résonnance particulière pour moi. En fait, cette famille aurait pu s'installer n'importe où, cela n'aurait rien changé à la trame. Il est bien peu question de Caroline du Nord dans ce livre. En gros, les trois personnages principaux (le père, la mère et le fils), très "convenables" en France, pètent les plombs quand leurs pieds touchent le sol américain, comme si se trouver loin leur donnait carte blanche pour être autre et oublier qui ils sont. Leurs états d'âme ne m'ont tout simplement nullement intéressée et j'ai refermé ce livre avec le sentiment d'avoir perdu mon temps.