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Editeur : Le Livre de Poche (6 février 2019)

Nombre de pages : 168

Quatrième de couverture : 

« Charlotte m'appelle d'Israël. Nous étions dans la même classe à Montélimar. Elle a été arrêtée après moi, mais je ne l'ai pas croisée à Birkenau.

– Qu'est-ce que tu fais en ce moment ? demande-t-elle.

– Je travaille sur l'amour.

Un silence alors, comme si le mot amour s'égarait, se cognait dans sa tête.

– L'amour au camp ou quoi ?

– Après les camps.

– Ah, c'est mieux. L'amour au camp, j'en n’ai pas vu beaucoup.

– Moi non plus. »

Comment aimer, s'abandonner, désirer, jouir, quand on a été déportée à quinze ans ? Retrouvant à quatre-vingt-neuf ans des lettres échangées avec les hommes de sa vie, Marceline Loridan-Ivens se souvient...

Ce que j'en ai pensé...

Quand Marceline Loridan-Ivens était passée à La Grande Librairie en janvier 2018 à la sortie de ce livre chez Grasset, je m'étais promise de l'acheter et puis finalement, c'est sa mort en septembre dernier et la sortie en poche en février qui m'ont rappelée à l'ordre.

Ses mots sonnent  juste et sont les bienvenus à l'heure, où nous assistons en France à des actes d'antisémitisme, que l'on croyait appartenir au passé. On ne peut que le dire et le redire. Il faut continuer à éduquer les jeunes générations, continuer à faire lire et vivre des textes comme celui-ci et continuer à en parler encore et toujours. D'ailleurs, La Grande Librairie de cette semaine avec les présences de Ginette Kolinka (amie de Marceline) et Elie Buzyn l'a à nouveau très bien fait.

Ci-dessous, un passage, qui m'a interpellée et qui fait référence au travail de son amie Simone Veil, rencontrée dans les camps de la mort, qui, alors qu'elle était directrice de l'administration pénitentiaire, avait obtenu que des prisonnières politiques algériennes soient transférées en France. "Il n'y a qu'un balancier faisant et défaisant." À méditer...

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Et enfin, un passage prémonitoire... Simone et Marceline sont mortes à un peu près un an d'écart.

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