Gone With The Book...

L'imprudence - Loo Hui Phang (2019)

 

L'imprudence

Editeur : Actes Sud (21 août 2019)

Nombre de pages : 160

Quatrième de couverture :

Une jeune femme photographe qui vit à l'instinct, dans l'urgence de ses projets, de ses désirs, retourne dans son Laos natal pour l'enterrement de sa grand-mère. En compagnie de sa mère et de son frère aîné brisé par l'exil, en retrouvant son grand-père, elle réapprend ce qu'elle est, comprend d'où elle vient et les différentes ardeurs qui la travaillent, qui l'animent. Un premier roman audacieux, sensuel et délicat qui révèle le corps comme seul territoire de liberté.

Ce que j'en ai pensé...

Encore un roman que je n'aurai pas lu sans ma libraire de Cagnes-sur-Mer. Loo Hui Phang était une des trois invités à notre dîner littéraire de décembre et j'avais donc à coeur de lire les trois ouvrages. Ce n'est pas celui, que j'ai préféré mais j'ai tout de même trouvé de l'intérêt à ce premier roman. J'ai en particulier été intéressée par les dilemmes auxquels l'héroïne est confrontée, alors qu'elle est tiraillée entre sa culture familiale et son désir d'être une jeune femme française moderne et libérée.

La quatrième de couverture nous parle d'un roman  : audacieux, je suis assez d'accord, sensuel, non, et délicat, en partie. Je parlerai plutôt de roman féministe et libéré. Nous verrons ce que nous réserve Loo dans un prochain roman mais en attendant son passage de la BD au roman est quand même assez réussi.

Posté par annelb à 17:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Le coeur battant du monde - Sébastien Spitzer (2019)

Le coeur battant du monde

Editeur : Albin Michel (21 août 2019)

Nombre de pages : 448

Quatrième de couverture : 

Dans les années 1860, Londres, le coeur de l'empire le plus puissant du monde, se gave en avalant les faibles. Ses rues entent la misère, l'insurrection et l'opium. Dans les faubourgs de la ville, un bâtard est recueilli par Charlotte, une Irlandaise qui a fui la famine. Par amour pour lui, elle va voler, mentir, se prostituer sans jamais révéler le mystère de sa naissance.

L'enfant illégitime est le fils caché d'un homme célèbre que poursuivent toutes les polices d'Europe. Il s'appelle Freddy et son père est Karl Marx. Alors que Marx se contente de théoriser la Révolution dans les livres, Freddy prend les armes avec les opprimés d'Irlande.

 Ce que j'en ai pensé...

Je vous l’avais dit ici, j’étais un peu restée sur ma faim avec le premier roman de Sébastien Spitzer, Ces rêves qu’on piétine mais là, par contre, j’ai été immédiatement embarquée dans cette histoire au cœur de laquelle se trouve le fils illégitime de Karl Marx. On sait bien peu de choses de ce fils et à partir des quelques éléments connus, l’auteur a imaginé un destin à ce jeune homme. 
Si, comme moi, vous aimez qu’un roman vous raconte une histoire, et je le dis et redis, c’est la raison pour laquelle je préfère souvent la littérature américaine, vous aimerez suivre les pérégrinations de Freddy et au passage, vous apprendrez des faits historiques fort intéressants. J’ai été en particulier très intéressée par les passages concernant l’implication des Irlandais dans la Guerre de Sécession.
J’avais noté quelques détails linguistiques (on ne se refait pas!), qui m’avaient un peu chiffonnée, mais j’ai eu l’occasion d’en discuter avec l’auteur et la gêne engendrée par ces derniers (oui, je suis de celles qu’un détail dans une lecture peut amener à fermer le bouquin... call me crazy!) s’est estompée peu à peu.

Posté par annelb à 17:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Au plus près - Anneli Furmark & Monika Steinholm (2018)

Au plus près

Traduit du suédois

Titre original : Närmare kommer vi inte

Editeur : Çà et Là (9 novembre 2018)

Nombre de pages : 224

Quatrième de couverture :

C'est un des étés les plus chauds que la Norvège ait connu et un moment douloureux pour Jens, 17 ans : il s'est découvert des sentiments pour son meilleur ami, Niklas, mais celui-ci est en couple avec une de leurs copines. Dépité, Jens quitte Tromsø et cet amour impossible pour aller rendre visite à son oncle, à Finnsnes. Un soir, il aperçoit un garçon en admiration  devant sa moto. C'est Edor.

Jens a peur de beaucoup de choses : du ridicule, de l'eau, du sang... Edor sort avec Beate, fait su skate, se baigne nu et nage un peu plus loin qu'il ne devrait pour se "prouver qu'il est vivant". La seule chose qui fait peur à Edor, c'est ce qu'il ressent quand il est avec Jens.

Ce que j'en ai pensé...

Adapté d'un roman jeunesse norvégien de Monika Steinholm, je suis sortie de ma zone de confort pour lire cette BD de la suédoise Anneli Furmark.

Je dois remercier ma libraire, Aurélie, de la Librairie La Pléiade de Cagnes-sur-Mer, qui m'a mis cet ouvrage entre les mains. L'autrice était invitée à la librairie en novembre dernier et Aurélie avait besoin d'une volontaire pour assurer la traduction de la rencontre. Evidemment, mon suédois n'est pas encore tout à fait au point mais comme tous les Scandinaves, Anneli parlait parfaitement l'anglais.

Je ne lis que très peu de BD mais j'avoue avoir passé un excellent moment avec ces deux ados en quête de leur moi respectif et j'ai également passé une belle soirée à l'occasion de la rencontre avec Anneli. Je lirai certainement d'autres BD de cette autrice si je les trouve, toutefois, à emprunter à la médiathèque. En effet, j'ai beau aimer certaines BD, je trouve que ce sont des ouvrages très chers (même si je comprends pourquoi), qui se lisent généralement très vite.

 

Au plus près 2

Au plus près 3

 

 

Posté par annelb à 17:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

L'envie - Sophie Fontanel (2011)

fontanel

Editeur : Robert Laffont (18 août 2011)

Nombre de pages : 162

Quatrième de couverture : 

" Pendant une longue période, qu'au fond je n'ai à cœur ni de situer dans le temps, ni d'estimer ici en nombre d'années, j'ai vécu dans peut-être la pire insubordination de notre époque, qui est l'absence de vie sexuelle. Encore faudrait-il que ce terme soit le bon, si l'on considère qu'une part colossale de sensualité a accompagné ces années, où seuls les rêves ont comblé mes attentes ? mais quels rêves ?, et où ce que j'ai approché, ce n'était qu'en pensée - mais quelles pensées. Sur ce rien qui me fut salutaire, et dans lequel j'ai appris à puiser des ressources insoupçonnées, sur ce qu'est la caresse pour quelqu'un qui n'est plus caressé et qui, probablement, ne caresse plus, sur l'obsession gonflant en vous et dont on dit si bien qu'elle vous monte à la tête, sur la foule résignée que je devine, ces gens que je reconnais en un instant et pour lesquels j'éprouve tant de tendresse, je voulais faire un livre. "

Ce que j'en ai pensé...

Sophie Fontanel doit venir prochainement pour une rencontre dans ma librairie de Cagnes-sur-Mer et j'avais à coeur de la lire avant. Il s'avère que j'avais cet ouvrage dans ma bilbiothèque depuis plusieurs années. C'était donc l'occasion de le lire enfin.

À priori, le thème du bouquin m'intéressait puisque je l'avais acheté ! Mais je ne suis pas sûre à ce stade de relire cette autrice à moins qu'elle ne soit extrémement convaincante quand je la rencontrerai !

J'ai lu cette série de chapitres courts sans en trouver le fil conducteur s'il y en avait un. C'est typiquement le genre de roman qui me saoule un peu : beaucoup de flou, de personnages seulement mentionnés par il ou elle, de scènes dont je n'ai pas compris l'utilité et une fin qui m'a fait dire "tout ça pour ça" !

L'écriture de Sophie Fontanel ne m'a pas foncièrement déplu mais non, vraiment, ce roman, que j'ai trouvé assez bobo parisien, n'était pas pour moi.

Posté par annelb à 18:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Quando la notte - Cristina Comencini (2009)

Comencini

 

 

Editeur : Feltrinelli (1 janvier 2009)

Nombre de pages : 203

Edition en français : Livre de Poche (2 mai 2012)

Présentation de l'édition française :

Marina a la fragilité d'une jeune fille et un fils de deux ans, Marco. Une maternité qu’elle n’assume pas : elle se sent maladroite, impatiente, brutale. Pour se reposer, elle loue un appartement dans les Dolomites et part avec l’enfant… Manfred est le propriétaire de cet appartement. Sa mère les a abandonnés, lui, son père et ses frères, puis sa femme l'a quitté. Il est aigri et misogyne. Ils n'ont rien pour se plaire, sinon un noyau de solitude qu'ils partageront, brutalement quand la nuit vient, alors que montent le désir et l'absence de l'autre. Dans ce roman écrit à deux voix, Cristina Comencini fait jaillir du silence des personnages, du paysage minéral qui les entoure, une prose enivrante et désespérée.

Ce que j'en ai pensé...

Cela faisait un moment que je souhaitais découvrir les romans de Cristina Comencini (fille de... et toute aussi talentueuse apparemment !) et cette lecture a été un vrai coup de coeur. Marina, en vacances seule avec son fils, va être confrontée à Manfred, un montagnard taiseux et rugueux, qui va deviner un secret que Marina n'a jamais avoué à personne à commencer par elle-même. Elle, à son tour, va sentir la fragilité de Manfred derrière sa carapace. Ils vont se guetter, s'épier, se menacer mutuellement, s'ignorer, se détester... se désirer.

Un roman très fort au style narratif déroutant au début - dans le même paragraphe, "je" peut être Marina, puis Manfred, puis Marina à nouveau ! -, qui m'a beaucoup émue et que j'ai pour une fois lu lentement pour en apprécier la profondeur.

Posté par annelb à 17:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

La succession - Jean-Paul Dubois (2016)

dubois

Editeur : Editions de l'Olivier (18 août 2016)

Nombre de pages : 240

Quatrième de couverture : 

Paul Katrakilis vit à Miami depuis quelques années. Jamais il n'a connu un tel bonheur. Pourtant, il se sent toujours inadapté au monde. Même la cesta punta, ce sport dont la beauté le transporte et qu'il pratique en professionnel, ne parvient plus à chasserle poids qui pèse sur ses épaules.
Quand le consulat de France l'appelle pour lui annoncer la mort de son père, il se décide enfin à affronter le souvenir d'une famille qu'il a tenté en vain de laisser derrière lui.
Car les Katrakilis n'ont rien de banal: le grand-père, Spyridon, médecin de Staline, a fui autrefois l'URSS avec dans ses bagages une lamelle du cerveau du dictateur; le père, Adrian, médecin lui aussi, est un homme étrange, apparemment insensible; la mère, Anna, et son propre frère ont vécu comme mari et femme dans la grande maison commune. C'est toute une dynastie qui semble, d'une manière ou d'une autre, vouée passionnément à sa propre extinction.
Paul doit maintenant rentrer en France pour vider la demeure. Lorsqu'il tombe sur deux carnets noirs tenus secrètement par son père, il comprend enfin quel sens donner à son héritage.

Ce que j'en ai pensé...

Quand j'ai lu ce roman, Jean-Paul Dubois n'avait pas encore reçu le Prix Goncourt 2019 pour son dernier roman Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon. Ayant trouvé son précédent ouvrage à la bibliothèque, l'occasion a fait le larron, enfin la larronne, pour retrouver, avec plaisir,  la plume de Dubois quelques années après avoir lu Une vie française et Vous plaisantez, Monsieur Tanner ? . J'ai aimé explorer les démons de cette famille atypique mais par contre les très longs passages sur la cesta punta et les grèves de joueurs de jaï alaï à Miami m'ont un peu cassé les pieds. Si toutefois la pelote basque est votre truc... C'est un peu le problème de Dubois, il a parfois des obsessions mais bon, j'aime quand même son goût pour l'absurde et l'élégance de son écriture.

Je relirai Jean-Paul Dubois (je prévois de lire le Goncourt et j'en informe ici le Père Noël !) mais dans La succession, il m'a perdue avec ses paniers. Je pense toutefois que l'ensemble de son oeuvre et l'écriture de Dubois sont justement récompensés par ce prix.

Posté par annelb à 17:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

Rose Royal - Nicolas Mathieu (2019)

Mathieu

Editeur : Editions In8 (27 septembre 2019) 

Nombre de pages : 80

Quatrième de couverture : 

Rose a la cinquantaine, une vie derrière elle, avec ses joies, ses déveines, des gosses, un divorce. Et des mecs qui presque tous lui ont fait mal. Chaque soir, en sortant du boulot, elle se rend au Royal, un bar où elle a ses habitudes. Là, elle boit. De temps en temps, elle y retrouve sa grande copine Marie-Jeanne. Puis, elle rentre chez elle et le lendemain tout recommence. Mais une nuit, Luc débarque au Royal et Rose se laisse prendre une dernière fois à cette farce du grand amour. Sauf qu'elle s'est juré que plus jamais un mec ne lui ferait du mal.

Ce que j'en ai pensé...

Je fais partie des gens qui adulent l'auteur du Prix Goncourt 2018 et attendent avec impatience la publication de son prochain roman. Alors évidemment, quand j'ai vu que cette novella était publiée sans tambours ni trompettes dans les médias (merci mon compre Instagram sans lequel je n'en aurais pas entendu parler !), j'ai couru chez ma libraire me la procurer. Résultat : une merveille d'humour noir, d'ironie et de sarcasme mais pas que...

Comment diable Nicolas Mathieu, un jeune homme de 41 ans, a-t-il réussi à se mettre dans la peau d'une femme de 50 ans avec autant de précision ? J'en suis encore scotchée... moi, qui ai désormais 55 ans !

Les auteurs français sont peu à écrire des nouvelles ou même comme aussi des novellas - d'ailleurs, il semblerait que les lecteurs français n'en soient pas friands - et je trouve cela bien dommage car ce sont des genres que je trouve passionnants et qui, à mon avis, demandent beaucoup plus de discipline et de talent que l'écriture d'un roman.

 

Posté par annelb à 16:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Another Brooklyn - Jacqueline Woodson (2016)

 Woodson

Editeur : Oneworld Publications (2 février 2017)

Nombre de pages : 192

Edition en français : Un autre Brooklyn - Editions Stock (3 janvier 2018) - Livre de Poche (28 août 2019)

Présentation de l'édition française :

« La première fois que j'ai vu Sylvia, Angela et Gigi, ce fut au cours de cet été-là. Elles marchaient dans notre rue, en short et débardeur, bras dessus bras dessous, têtes rejetées en arrière, secouées de rire. Je les ai suivies du regard jusqu'à ce qu’elles disparaissent, me demandant qui elles étaient, comment elles s'y étaient prises pour... devenir. »
August, Sylvia, Angela et Gigi sont quatre adolescentes, quatre amies inséparables qui arpentent les rues du Brooklyn des années 1970, se rêvant un présent différent et un futur hors du commun. Mais un autre Brooklyn, où le danger rôde à chaque coin de rue, menace les espoirs et les promesses de ces jeunes filles aux dernières heures de l'enfance.

Ce que j'en ai pensé...

C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai lu l'histoire de ces quatre fillettes noires américaines d'origines diverses, liées par une amitié fugace pleine de secrets, de chagrins, de craintes et de rêves, qui deviennent des jeunes filles dans le Brooklyn des années 70 à mille lieux du quartier bobo qu'il est devenu aujourd'hui. Le danger est à chaque coin de rue ou presque... survivront-elles ?

Il s'agit d'un court roman mais c'est un de ces romans très forts qui ne peut pas laisser indifférent. J'ai beaucoup, beaucoup aimé la sensibilité et l'écriture toute en subtilités de cette autrice, que j'avais eu la chance de rencontrer au Festival America l'an dernier. Je recommande vivement cette lecture.

 

Woodson 2

 

 

Posté par annelb à 16:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Ces rêves qu'on piétine - Sébastien Spitzer (2017)

spitzer

Editeur : Editions de l'Observatoire (23 août 2017) - Le Livre de Poche (2 janvier 2019)

Nombre de pages : 352

Quatrième de couverture : 

À la fin du mois d'avril 1945, Berlin est assiégé. La femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l'Allemagne nazie. L'ambitieuse s'est hissée jusqu'aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu'elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s'enfonce dans l'abîme, avec ses secrets.

Au même moment, parmi les colonnes des survivants de l'enfer des camps, marche une enfant frêle et silencieuse. Ava est la dépositaire d'une tragique mémoire : dans un rouleau, elle tient cachées les lettres d'un père. Richard Friedländer, raflé parmi les premiers juifs, fut condamné par la folie d'un homme et le silence d'une femme : sa fille. Elle aurait pu le sauver. Elle s'appelle Magda Goebbels.

Ce que j'en ai pensé...

J'ai enfin lu ce roman, dont on a tant parlé à la rentrée littéraire 2017. Je vais être honnête, ce n'est ni un coup de foudre ni un rendez-vous manqué.

Le sujet m'a beaucoup intéressée, c'est un angle intéressant, bien que je commence à saturer un peu quant aux romans et récits traitant des camps de concentration. Mon niveau d'empathie envers les victimes ne diminue pas, mon envie de lire ces horreurs toujours et encore, elle, diminue. Ici, en apprendre plus sur cette monstrueuse Magda Goebbels a été très instructif et de toute évidence, l'auteur a fait beaucoup de recherches avant d'écrire son roman. Cependant, j'ai eu un peu de mal avec son style : des phrases très courtes se voulant efficaces et qui ont pour but d'aller à l'essentiel mais au final, j'ai eu l'impression de traverser certains passages en courant plutôt que de les vivre à fond. 

Cela ne m'empêchera pas de lire son second roman, Le coeur battant du monde, malgré quelques critiques féroces, en particulier celle de Lire. Le sujet de ce deuxième roman (l'itinéraire de l'enfant illégitime de Karl Marx), à vrai dire, m'attire plus et de plus, je suis censée participer à un dîner avec l'auteur dans quelques semaines et je tiens à lire son livre avant.

 

Posté par annelb à 12:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

La lucina - Antonio Moresco (2013)

moresco 

Editeur : Oscar Mondadori (1 mars 2016)

Nombre de pages : 167

Edition en français : La petite lumière - Editions Verdier (18 septembre 2014)

Présentation de l'édition française :

"Je suis venu ici pour disparaître, dans ce hameau abandonné et désert dont je suis le seul habitant" : ainsi commence La Petite Lumière. C'est le récit d'un isolement, d'un dégagement, mais aussi d'une immersion. Le lecteur, pris dans l'imminence d'une tempête annoncée mais qui tarde à venir, reste suspendu parmi les éléments déchaînés du paysage qui s'offrent comme le symptôme des maux les plus déchirants de notre monde au moment de sa disparition possible. Le narrateur est intrigué par une petite lumière qu'il perçoit au loin tous les soirs et dont il décide d'aller chercher la source. Il part en quête de cette lueur et trouve une étrange maison où vit un enfant. Il parvient à établir un dialogue avec lui et une relation s'ébauche, empreinte de mystère. Cet enfant, qui est-il? Pourquoi vit-il tout seul ? La petite lumière sera comme une luciole pour les lecteurs qui croient encore que la littérature est une entreprise dont la portée se mesure dans ses effets sur l'existence.

Ce que j'en ai pensé...

Cela faisait un moment que ce roman m'attendait. Quelle merveille ! Moi, qui suis terre à terre au point d'en être parfois bornée, j'ai adoré ce roman à mi-chemin entre le conte et la réalité.

Un vieil homme vit seul dans un hameau abandonné à la montagne. Chaque soir, il aperçoit au loin une lumière, qui s'allume à la même heure au même endroit, un endroit où, à priori, personne ne peut habiter. Mais qui donc allume cette lumière ?

Une formidable réflexion sur la mort et l'au-delà, une langue si belle que je me suis surprise à lire des passages à voix haute (ce que je ne fais JAMAIS !) et des descriptions à couper le souffle - je pense en particulier à un vol d'hirondelles, qui m'a donné l'impression de les avoir au-dessus de la tête ! -.

Merci François Busnel, qui m'a fait découvrir cet auteur dans La Grande Librairie, il y a déjà plusieurs années.

 

Posté par annelb à 12:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,