Gone With The Book...

La dame de Reykjavik - Ragnar Jónasson (2015)

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Editeur : France Loisirs 

Nombre de pages : 310

Titre original : Dimma

Quatrième de couverture de l'édition La Martinière (7 mars 2019) : 

Hulda a tout donné à sa carrière. Mais en faisant toujours cavalier seul. Elle a beau être une des meilleures enquêtrices du poste de police de Reykjavik, à soixante-quatre ans, sa direction la pousse vers la sortie.

La perspective de la retraite l'affole. Tout ce temps et cette solitude qui s'offrent à elle, c'est la porte ouverte aux vieux démons et aux secrets tragiques qu'elle refoule depuis toujours. Et ses échappées dans la magnificence des paysages islandais, pour respirer à plein poumons la sauvagerie de son île, ne suffiront plus, cette fois.
Alors, comme une dernière faveur, elle demande à son patron de rouvrir une affaire non résolue. Elle n'a que quinze jours devant elle. Mais l'enquête sur la mort d'Elena, une jeune russe demandeuse d'asile, bâclée par un de ses collègues, va s'avérer bien plus complexe et risquée que prévu. Hulda a-t-elle vraiment pesé tous les risques ?

Ce que j'en ai pensé...

C'est le premier polar que je lis de cet auteur islandais, qui rencontre de plus en plus de succès. Je dois dire, que je ne l'aurais probablement pas fait si on ne m'avait pas prêté ce livre. Merci, Isabelle, pour le prêt !

J'ai beaucoup aimé l'atmosphère, froide à souhait comme j'aime (ne me demandez pas ce que je fous sur la Côte d'Azur !), apprécié l'histoire, même si ici et là, j'ai trouvé l'action peut-être un peu molle, mais par contre, j'ai eu beaucoup de mal avec le style. Je suspecte que cela soit dû à la double traduction.  D'après ce qu'on m'a dit, il y a quelques semaines, le seul auteur islandais traduit directement en français est Arnaldur Indridason mais j'espère que cela changera, étant donné le succès des livres de Jónasson dans le monde, y compris en France.

J'essaierai sans aucun doute de lire un autre polar de cet auteur mais en anglais, pour éviter ce problème linguistique.

 

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Les gens dans l'enveloppe - Isabelle Monnin avec Alex Beaupain (2015)

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Editeur : JCLattès (2 septembre 2015)

Nombre de pages : 370

Quatrième de couverture : 

En juin 2012, j’ai acheté sur Internet un lot de 250 photographies d’une famille dont je ne savais rien. Les photos me sont arrivées dans une grosse enveloppe blanche quelques jours plus tard. Dans l’enveloppe, il y avait des gens à la banalité familière, bouleversante. Je n’imaginais alors pas l’aventure qu’elle me ferait vivre.

J’allais inventer la vie de ces gens puis je partirais à leur recherche. Un soir, j’ai montré l’enveloppe à mon meilleur ami, Alex Beaupain. Il a dit : « On pourrait aussi en faire des chansons. » L’idée semblait folle.

Le livre contient un roman, un album photo, le journal de bord de mon enquête et un disque, interprété par Alex, Camelia Jordana, Clotilde Hesme et Françoise Fabian. Les gens de l’enveloppe ont prêté leur voix à deux reprises de chansons qui ont marqué leur vie.

Les gens dans l’enveloppe est ainsi un objet littéraire moderne et singulier. Faisant œuvre de vies ordinaires, il interroge le rapport entre le romancier et ses personnages. Il est surtout l’histoire d’une rencontre, entre eux et moi.

Ce que j'en ai pensé...

J'avais très envie de lire ce livre original depuis sa sortie et au final, mon avis est mitigé. Je trouvais intéressante et un peu intrigante cette démarche d'inventer une vie à des inconnus, dont on a des photos de famille sur lesquelles on est tombé par hasard. J'ai d'ailleurs bien aimé la première partie, un court roman dans lequel Isabelle Monnin invente une vie à ces gens qu'elle a trouvé dans l'enveloppe, qu'elle a achetée sur Internet. Par contre, la deuxième partie, qui relate son enquête pour "traquer"  ces gens dans la vraie vie, des gens qui n'avaient rien demandé,  m'a un peu perturbée. J'ai trouvé qu'il y avait un côté voyeuriste à la démarche de l'autrice et cela m'a dérangée.

Cela ne m'enpêchera pas de lire à nouveau Isabelle Monnin, dont j'aime la plume et dont j'avais beaucoup aimé Second tour ou les bons sentiments en 2012.

 

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Sous le soleil de mes cheveux blonds - Agathe Ruga (2019)

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Editeur : Stock - Collection Arpège (27 février 2019)

Nombre de pages : 288

Quatrième de couverture : 

L’une est blonde, secrète et bourgeoise. Au lycée, on la surnomme Brigitte. L’autre, extravertie et instable, répond au nom de Brune. Toutes deux sont encore des jeunes filles pleines d’avenir. Ensemble, elles se le promettent, elles pourront tout vivre.Traversant les années folles de la jeunesse, elles découvrent la joie d’aimer, de danser, de rire et de boire jusqu’au petit matin en rêvant à leurs destins de femmes. Mais un étrange jour d’été, tout s’arrête brusquement. Sans donner aucune explication, Brigitte rompt leur amitié et disparaît.
Les années passent mais n’effacent pas la douleur de l’absence. Lorsque Brune tombe enceinte, le moment est venu de comprendre ce qui s’est joué entre elles, ce qui les a unies puis séparées. D’autant que Brigitte, dont elle n’avait plus la moindre nouvelle, revient la hanter : dans ses rêves, elle aussi attend un enfant… Avec brio, Agathe Ruga explore une tranche de vie aussi enivrante que violente, celle des premières fois, de l’éveil de la féminité, du passage à l’âge adulte et des désillusions, jusqu’à la délivrance.

Ce que j'en ai pensé...

Pour ceux et celles qui ne fréquentent pas la sphère #bookstagram sur Instagram, Agathe Ruga est très certainement une inconnue. Pour les autres, c'est la "star" blogueuse littéraire aux milliers d'abonnés, dont je fais partie ,car ses chroniques sont toujours remarquablement écrites.

Quand son bouquin est sortie en février, la planète #bookstagram s'est enflammée et moi, j'y suis allée sur la pointe des pieds. Une dentiste reconvertie en blogueuse littéraire puis en écrivaine, mouais, peut-être... J'étais dubitative. Ecrire de bonnes chroniques sur Instagram ou sur son blog ne faisait pas forcément d'elle une bonne écrivaine. Et puis des avis vraiment positifs de gens à qui je fais entièrement confiance sont apparus, alors j'ai cédé à l'engouement général et j'ai acheté son bouquin moi aussi. Et force a été de constater qu'il est bien écrit et que son histoire fonctionne ! Je l'ai dévoré en quelques heures et sortant de mon coup de coeur absolu pour le livre de Stefano Massini, il n'était pas évident que je me replonge immédiatement dans autre chose. Mais cette histoire, évoquant un chagrin d'amitié et une passion amoureuse, m'a parlé, sans doute parce que j'en ai connus moi aussi et que l'on ne se remet jamais vraiment tout à fait ni de l'un ni de l'autre.

Une jolie découverte. Un roman très autobiographique. Agathe saura-t-elle réitérer ce premier succès ? Nous verrons...

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Qualcosa sui Lehman - Stefano Massini (2016)

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Editeur : Mondadori (31 octobre 2016)

Nombre de pages : 773

Edition en français : Les frères Lehman - Editions du Globe (5 septembre 2018)

Quatrième de couverture de l'édition française :

11 septembre 1844, apparition. Heyum Lehmann arrive de Rimpar, Bavière, à New York. Il a perdu 8 kilos en 45 jours de traversée. Il fait venir ses deux frères pour travailler avec lui. 15 septembre 2008, disparition. La banque Lehman Brothers fait faillite. Elle a vendu au monde coton, charbon, café, acier, pétrole, armes, tabac, télévisions, ordinateurs et illusions, pendant plus de 150 ans. Comment passe-t-on du sens du commerce à l'insensé de la finance ? Comment des pères inventent-ils un métier qu'aucun enfant ne peut comprendre ni rêver d'exercer ? Grandeur et décadence, les Heureux et les Damnés, comment raconter ce qui est arrivé ? Non seulement par les chiffres, mais par l'esprit et la lettre ? Par le récit détaillé de l'épopée familiale, économique et biblique. Par la répétition poétique, par la litanie prophétique, par l'humour toujours. Par une histoire de l'Amérique, au galop comme un cheval fou dans les crises et les guerres fratricides. Comment prendre la suite de Yehouda Ben Tema qui écrivit dans les Maximes des Pères : « Tu auras cinquante années pour devenir sage. Tu en auras soixante pour devenir savant » ? Nous avons 1207 pages et 30 000 vers pour devenir instruits, circonspects, édifiés. Groggy.

Ce que j'en ai pensé...

Je vais avoir du mal à vous parler de cette merveille sans superlatifs ! Quand mon amie italienne, Federica, m'a conseillé (ou plus exactement suppliée !) de lire ce livre en mars 2018, ma première réaction a été l'effroi et je lui ai demandé si elle avait perdu la tête. Sept-cent-soixante treize pages (841 dans la version française !) écrites en vers libres sur l'histoire des Frères Lehman (ceux de la Lehman Brothers Bank, dont on avait tant parlé en 2008 quand elle s'était effondrée lors de la crise financière) ? Non merci, je passe ! Elle a insisté lourdement et finalement six mois plus tard, je me suis décidée à l'acheter, et encore six mois plus tard à le lire, enfin ! Et là, la claque !

C'est probablement le roman le plus EXTRAORDINAIRE que j'ai jamais lu de ma vie et je pèse mes mots !!! Si, si, je vous jure !

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Avoir choisi d’écrire cette incroyable histoire sous la forme d’un très long poème qui se déroule à un rythme effréné et où l’humour et le sarcasme se mêlent à l’histoire et l’Histoire, quel talent mais quel talent ! Il y a tout au long du roman des trouvailles stylistiques, que je ne dévoilerai pas pour ne pas gâcher le plaisir des futurs lecteurs de cette pépite que vous ne manquerez pas d’être, des trouvailles, disais-je, qui relèvent du génie !

Vous constaterez que la couverture italienne annonce un « romanzo/ballata » et pourtant, en France, il a obtenu le Prix Médicis Essai, c’est vous dire à quel point ce livre est inclassable !

Bravo aux Editions du Globe d’avoir eu la brillante idée de publier ce livre en France. J’espère que la traduction est à la hauteur du texte original mais à en croire l’enthousiasme de ma libraire, elle l’est et je souhaite de tout coeur vraiment que cette publication vous donne envie de découvrir cet ovni littéraire !

 

 

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Killers of The Flower Moon - The Osage Murders and the Birth of the FBI - David Grann (2017)

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Version audio : Simon & Schuster (20 avril 2017)

Editeur version papier : Simon & Schuster (11 février 2017)

Duréee : 9 heures et 4 minutes

Edition papier française : La note américaine - Editions du Globe (7 mars 2018)

Quatrième de couverture de l'édition française :

L'histoire vraie, trouble et tortueuse d'une série de meurtres qui comptent parmi les plus mystérieux et les plus monstrueux de l'Histoire des Etats-Unis. Dans les années 1920, les hommes les plus riches au monde étaient Amérindiens, et appartenaient à la tribu des Osages. Une fois le pétrole découvert sous leurs terres, dans l'Oklahoma, ils se sont mis à rouler dans des automobiles conduites par des chauffeurs, se sont fait construire de belles demeures et ont envoyé leurs enfants étudier en Europe. Puis, un par un, les Osages ont commencé à disparaître dans d'étranges circonstances. Dans ce Wild West où se croisaient desperados et magnats du pétrole, ceux qui osaient enquêter sur cette tuerie étaient assassinés à leur tour... Le nombre de morts ne cessant d'augmenter, le FBI se saisit de l'affaire, et perça les mystères d'une gigantesque conspiration, mettant au jour une série de crimes aussi choquante qu'effrayante. Fondé sur des années de recherche, La Note américaine est un chef-d'oeuvre de narrative nonfiction : David Grann mène l'enquête, et chacune de ses découvertes amène son lot de surprises sinistres, de rebondissements et de secrets lourds à porter. Un livre percutant, d'une grande puissance, qui constitue un témoignage littéraire bouleversant.

Ce que j'en ai pensé...

Absolument passionnant ! Cet essai se lit comme un roman - en l'ocurrence, je l'ai écouté et j'avais un peu l'impression d'écouter Pierre Bellemare me raconter une histoire extraordinaire ! - et les rebondissements sont nombreux et à peine croyables. Cette enquête est minutieuse et fouillée et outre le fait de nous faire découvrir un pan de l'histoire américaine peu glorieux et inconnu, elle a aussi le mérite de nous retracer les premiers pas au FBI d'un certain Edgar J. Hoover... déjà ! Je recommande vivement cette lecture si l'histoire des Etats-Unis vous intéresse ainsi que le sort des nations indiennes sur le territoire américain.

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L'amour après - Marceline Loridan-Ivens avec Judith Perrignon (2018)

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Editeur : Le Livre de Poche (6 février 2019)

Nombre de pages : 168

Quatrième de couverture : 

« Charlotte m'appelle d'Israël. Nous étions dans la même classe à Montélimar. Elle a été arrêtée après moi, mais je ne l'ai pas croisée à Birkenau.

– Qu'est-ce que tu fais en ce moment ? demande-t-elle.

– Je travaille sur l'amour.

Un silence alors, comme si le mot amour s'égarait, se cognait dans sa tête.

– L'amour au camp ou quoi ?

– Après les camps.

– Ah, c'est mieux. L'amour au camp, j'en n’ai pas vu beaucoup.

– Moi non plus. »

Comment aimer, s'abandonner, désirer, jouir, quand on a été déportée à quinze ans ? Retrouvant à quatre-vingt-neuf ans des lettres échangées avec les hommes de sa vie, Marceline Loridan-Ivens se souvient...

Ce que j'en ai pensé...

Quand Marceline Loridan-Ivens était passée à La Grande Librairie en janvier 2018 à la sortie de ce livre chez Grasset, je m'étais promise de l'acheter et puis finalement, c'est sa mort en septembre dernier et la sortie en poche en février qui m'ont rappelée à l'ordre.

Ses mots sonnent  juste et sont les bienvenus à l'heure, où nous assistons en France à des actes d'antisémitisme, que l'on croyait appartenir au passé. On ne peut que le dire et le redire. Il faut continuer à éduquer les jeunes générations, continuer à faire lire et vivre des textes comme celui-ci et continuer à en parler encore et toujours. D'ailleurs, La Grande Librairie de cette semaine avec les présences de Ginette Kolinka (amie de Marceline) et Elie Buzyn l'a à nouveau très bien fait.

Ci-dessous, un passage, qui m'a interpellée et qui fait référence au travail de son amie Simone Veil, rencontrée dans les camps de la mort, qui, alors qu'elle était directrice de l'administration pénitentiaire, avait obtenu que des prisonnières politiques algériennes soient transférées en France. "Il n'y a qu'un balancier faisant et défaisant." À méditer...

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Et enfin, un passage prémonitoire... Simone et Marceline sont mortes à un peu près un an d'écart.

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La neuvième heure - Alice McDermott (2017)

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Titre original : The Ninth Hour

 

Edition française : Editions de la Table Ronde - Quai Voltaire (23 août 2018)

Nombre de pages : 288

Quatrième de couverture de l'édition française :

Jim, jeune homme aux grands yeux bleus qui a dû mal à se lever le matin, vient d'être congédié de son emploi aux chemins de fer. Il referme la porte derrière sa femme Annie qu'il a envoyée faire des courses, puis enroule soigneusement son pardessus "dans le sens de la longueur" pour le poser au pied de la porte. Quand Annie reviendra, elle manquera de faire sauter la maison entière en craquant une allumette dans l'appartement rempli de gaz. Malgré la fatigue et ses chevilles enflées, Soeur Saint-Sauveur, en chemin vers le couvent voisin après une journée à faire l'aumône, prend la relève des pompiers auprès de la jeune femme enceinte et des voisins sinistrés de ce petit immeuble de Brooklyn. Elle tente de faire jouer ses relations pour que Jim soit enterré dans le cimetière catholique où le couple avait acheté une concession, mais la nouvelle du suicide est déjà parue dans le journal. Il lui reste à veiller son corps, en compagnie de l'acariâtre Soeur Lucy et de la novice Soeur Jeanne, en attendant que le croque-mort l'emporte à la fosse commune...

Ce que j'en ai pensé...

Un roman intéressant et documenté, qui en dit long sur l'influence qu'avait l'Église catholique dans les quartiers principalement habités d'Irlandais et d'Italiens à Brooklyn au début du XXième siècle, influence qui avait de bons côtés mais pas que... J'ai toutefois trouvé le rythme un peu lent. Peut-être était-ce dû à la traduction, je ne sais pas. À priori, je déteste lire de l’anglais américain traduit mais ma mamounette me l'a offert en français et je n’ai pas pour habitude de jeter les cadeaux à la tête de ceux qui me les font ! Cela n’aura pas été un coup de cœur mais j’essaierai quand même de lire autre chose de cet auteur en anglais.

 

 

 

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Je vais m'y mettre - Florent Oiseau (2016)

Oiseau

Editeur : Pocket (7 septembre 2017)

Nombre de pages : 192

Quatrième de couverture : 

La tragédie du chômage c'est que, arrivé en fin de droits, à un moment il faut s'y mettre. Branleur patenté, Fred n'aime rien tant que les Knacki, les poissons panés, le vin qui tache et Sophie Davant l'après-midi. Se laisser vivre, quoi. Or, la meilleure façon de ne rien foutre, c'est encore d'en faire profession. C'est ainsi qu'en fréquentant par hasard une prostituée, puis deux, de fil en aiguille on devient proxénète en Espagne. Et qu'on se jette au-devant des ennuis. Vraiment à vous dégoûter de s'y mettre...

Ce que j'en ai pensé...

Le livre le plus drôle de l’année ? L’année 2016 aurait-elle été si triste ? Ce roman m’a ici et là fait sourire mais je ne l’ai pas trouvé hilarant. J’ai eu un peu de mal avec ce bon à rien professionnel adepte du nihilisme, quelque peu obsédé par sa verge et ses selles (désolée, je n’ai pu que constater !) et n’ayant guère d’autre ambition que celle de se soûler tous les soirs. Peut-être parce qu’il m’a un peu trop rappelé un proche dont la léthargie me rend dingue, suivre les frasques de ce glandeur de fiction ne m’a pas enthousiasmée. Bref, ce court roman sera pour moi aussitôt lu, aussitôt oublié. 

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Educated - Tara Westover (2018)

Educated

Editeur : Hutchinson (20 février 2018) (English edition)

Nombre de pages : 400

Edition en français : Une éducation - JCLattès (9 janvier 2019)

Quatrième de couverture de l'édition française :

Tara Westover n’a  jamais eu d’acte de naissance. Ni de dossier scolaire, car elle n’a  jamais fréquenté  une salle de classe. Pas de dossier médical non plus, parce que son père ne croyait pas en la médecine, mais à la Fin des temps.

 Enfant, elle a regardé  son père mormon s’enfermer dans ses convictions, et son frère céder à la violence. Et, à seize ans, Tara décide de s’éduquer toute seule. Son combat pour la connaissance la mènera loin des montagnes de l’Idaho, au-delà des océans, d’un continent à l’autre, d’Harvard à Cambridge. C’est à ce moment seulement qu’elle se demande si elle n’est pas allée trop loin. Lui reste-t-il un moyen de renouer avec les siens ?

 Une éducation est le récit d'une  construction  de soi, l'histoire d’une fidélité farouche envers la famille, et du chagrin dû à la rupture. Forte de la lucidité qui constitue la marque des  grands auteurs, Tara Westover nous livre son expérience singulière : son combat pour  entrer  dans l’âge adulte grâce à  une éducation qui  lui a permis de poser un regard neuf sur la vie  et donné  la volonté de changer.

Ce que j'en ai pensé...

Un de mes gros coups de coeur depuis le début de l'année, ce récit est une vraie claque ! Il se lit comme un roman et on se surprend souvent à souhaiter que cela ne soit qu'un roman et que tout cela ne soit que le fruit de l'imagination de l'autrice* mais non, c'est bien de sa réalité qu'elle parle avec une franchise remarquable. On se pince ici et là pour croire à ce qu'elle nous raconte et surtout pour se souvenir qu'elle ne nous parle pas de temps anciens mais bien de son enfance et adolescence. Tara Westover n'a que 32 ans... Le père est tout simplement le fruit de ce que l'extrémisme religieux quel qu'il soit peut produire : il se croit persécuté par le gouvernement fédéral, refuse d'envoyer ses enfants se faire laver le cerveau à l'école, refuse de les faire soigner par un médecin ou un hôpital quand ils sont malades ou blessés, au risque qu'ils meurent, traite sa fille comme une moins que rien (une pute, disons-le) quand celle-ci souhaite intégrer une écolde de danse et porter un justaucorps... Bref, un un fou furieux !

La façon, dont Tara se sort de ce milieu, est absolument incroyable. Cette jeune femme fait preuve d'un caractère extraordinaire et surtout d'une forme de résilience, qui m'a laissée sans voix. Certes, elle a fait les bonnes rencontres, une fois à l'université, mais tout de même trouver un soutien moral auprès de ses profs n'impliquaient pas forcément s'en sortir.

À la fin du livre, j'avais juste envie de trouver Tara Westover où qu'elle soit dans le monde, de la prendre dans mes bras et de lui dire que tout allait désormais bien se passer parce que la vie peut être belle...

Encore une superbe recommandation de mon "ami" Barack Obama, décidément il se trompe rarement !

*Je me permets d'utiliser le terme "autrice" car les membres de l'Académie Française ont enfin reconnu que ce mot existait avant qu'il ne soit effacé des tablettes par leurs illustres aînés au prétexte qu'une femme n'était pas censée écrire ou avoir des idées ! No comment ! Je milite donc pour le retour de ce mot. Un acteur, une actrice, un auteur, une autrice. C'est simple !

 

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De retour !

Message à l'attention de mes fidèles abonnés pour leur présenter mes excuses les plus plates pour cette longue absence injustifiée ou presque !

J'ai lu depuis février, beaucoup même, mais je n'ai pas pris le temps de tenir mon blog à jour. J'ai repris mon travail fin janvier après trois mois d'absence suite à mon accident début novembre et depuis, c'est un peu dur de tout concilier, travail, kiné, loisirs et la vie tout simplement mais je vous promets d'essayer de me mettre à jour d'ici la fin du mois d'avril.

Je n'ai pas moins de seize livres à vous présenter et parmi ceux-là, une PÉPITE ! 

À bientôt et merci de votre fidélité !

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