Gone With The Book...

Il fiume delle nebbie - Valerio Varesi (2003)

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Editeur : Frassinelli (2015)

Nombre de pages : 149

Edition en français : Le fleuve des brumes - Points (4 mai 2017)

Quatrième de couverture de l'édition française :

La pluie tombe sans discontinuer et les eaux du Pô montent dangereusement. Dans le brouillard, une péniche dérive sans personne à bord : où est passé Tonna, le batelier ? Étrange. D'autant que la même nuit, son frère est retrouvé mort dans un accident suspect. Le commissaire Soneri se plonge dans le passé des deux hommes et exhume leurs lourds secrets. Sur les rives du fleuve, rien n'a été oublié des combats de la Seconde Guerre mondiale. Ni pardonné.

Ce que j'en ai pensé...

Ayant eu la chance d'assister à une rencontre avec cet auteur en avril dernier, j'avais eu à coeur de lire un de ses ouvrages avant et de découvrir ce Commissaire Soneri que l'on m'annonçait comme un mélange de l'Inspecteur Montalbano d'Andrea Camilleri et de Maigret de Georges Simenon. C'est vrai, il y a un peu des deux chez ce Soneri.

J'ai vraiment beaucoup aimé l'intrigue de ce roman aux relents historiques de règlement de comptes entre fascistes et communistes, cinquante ans après, et l'ambiance cotonneuse dans une plaine du Pô enveloppée dans un brouillard, comme je n'en ai connu qu'au Nord de l'Italie.

Adeptes de polars qui vont à cent à l'heure, passez votre chemin. Ici, tout est ralenti par le froid, le brouillard, des personnages ombrageux mais aussi par les dégustations de spécialités gastronomiques locales qu'affectionne le Commissaire Soneri.

À découvrir si vous aimez l'Italie du Nord autant que moi !

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The President Is Missing _ Bill Clinton & James Patterson (2018)

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Editeur version audio : Random House Audio Books (4 juin 2018) 

Durée de l'enregistrement : 13 heures et 9 minutes

Titre français : Le président a disparu (JC Lattès - 6 juin 2018 & Livre de Poche - 29 mai 2019)

Quatrième de couverture de l'édition française (Livre de Poche) :

« Le 1er mai dernier, un groupe de séparatistes pro-Ukrainien et anti-Russe a pris d’assaut une ferme en Algérie où il pensait trouver Suliman Cindoruk, dans l’intention de le tuer… Ils ont pourtant été stoppés, monsieur le Président. Par un commando des Forces spéciales et de la CIA. Et Cindoruk en a profité pour s’échapper.
Pourquoi le président des États-Unis ordonnerait-il à des soldats américains de sauver la vie d’un terroriste ? »
Il y a des secrets que seul un président peut connaître, il y a des décisions que seul un président peut prendre, et parfois il doit envisager l’impensable… Dans ce récit écrit à quatre mains, l’écrivain et l’ancien président nous entraînent pour 72 heures d’une course folle où se mêlent secrets d’État, procédure d’impeachment, complots, traîtres, et une attaque terroriste sans précédent qui pourrait bien plonger l’Amérique tout entière dans l’« âge des ténèbres ».

Ce que j'en ai pensé...

Faut-il que je déborde d'amour poir Bill Clinton pour avoir écouté cette ineptie ?! Il vieillit "mon" Bill pour s'être fourvoyé dans un tel projet "littéraire". Je pense qu'en vérité, il n'a écrit qu'un d=seul des &"à chapitres (rien que ça !). James Patterson n'a pas la réputation d'avoir énormément de talent. Il produit des livres grand public, qui ont un certain succès aux Etats-Unis. J'en ai lu certains par le passé, rien de transcendant ni d'inoubliable mais là, pardonnez-moi, c'est vraiment, mais alors vraiment nul. Mais Bill étant Bill, j'ai quand même voulu tenter le coup !

Alors, je résume pour vous donner un aperçu. Au début du roman, nous faisons connaissance de Jonathan Lincoln Duncan, président au middle name évoquant un illustre président américian (comme Bill, William Jefferson Clinton), qui a perdu son père jeune (comme Bill), est, d'abord et contre toute attente, devenu gouverneur de son état (comme Bill), un état du Sud (comme Bill), a rencontré sa femme en fac de droit (comme Bill), a eu une fille avec cette dernière (comme Bill), a été un mari exemplaire pour cette dernière (euh... pas tout à fait comme Bill !), dont il est désormais veuf (fantasme caché de Bill ? Se débarrasser d'Hillary ?!), et a eu un passé militaire héroïque (Bill aurait-il des regrets d'avoir tout fait pour échapper au Vietnam ?)...

Duncan est à deux doigts d'une procédure de destitution (comme Bill) quand il se retrouve au coeur d'une cyber-attaque au scénario complètement improbable qui pourrait détruire les Etats-Unis. Evidemment, il va déjouer cette attaque et redevenir un héros aux yeux de tous les Américains.

Vous avez saisi le tableau ? Duncan est l'homme parfait que Bill aurait sûrement voulu être. Qu'importe, Bill, les hommes parfaits m'ennuient et c'est avec tous vos défauts que je vous adore ! Je sais que l'Amérique va mal et que Cllinton autant que Bush et Obama enragent de voir leur pays entre les mains de ce crétin de 45ème président mais de là à produire une tel truc ?

À vous de voir mais je crois que vous pouvez passer votre chemin !

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The Mothers - Brit Bennett (2017)

 

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Editeur : Riverhead Books (10 octobre 2017)

Nombre de pages : 288

Edition en français : Le coeur de nos mères - Autrement (30 août 2017)

Quatrième de couverture de l'édition française :

"Tous les grands secrets ont un goût particulier". Nadia a 17 ans et la vie devant elle. Mais quand elle perd sa mère et avorte en cachette, tout change. Elle choisit alors de quitter la communauté noire et religieuse qui l'a vue grandir. Boursière dans une grande université, Nadia fréquente l'élite. Elle a laissé derrière elle Luke, son ancien amant aux rêves brisés, et Aubrey, sa meilleure amie. Durant une décennie marquée des affres de la vie, les trajectoires des trois jeunes gens vont se croiser puis diverger, tendues à l'extrême par le poids du secret. Dans la lignée d'Elena Ferrante et de Chimamanda Ngozi Adichie, Brit Bennett donne voix à des héros en quête d'accomplissement et nous offre un roman lumineux, inoubliable.

Ce que j'en ai pensé...

Un très beau roman relatant l'histoire émouvante de trois jeunes gens liés par le secret, l'amour, l'amitié, la trahison et l'abandon des adultes censés les protéger. C'est aussi un roman sur la difficulté de vivre à la hauteur de ses ambitions dans la communauté noire américaine.  J'ai eu la chance de rencontrer cette jeune autrice au Festival America en septembre dernier et son roman est tout à fait à son image : discrète mais lumineuse, douce mais déterminée. Je recommande vivement cette lecture.

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Kinderzimmer - Valentine Goby (2013)

 

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Editeur : Actes Sud (17 août 2013)

Nombre de pages : 224

Quatrième de couverture : 

En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout. Un roman virtuose écrit dans un présent permanent, quand l'Histoire n'a pas encore eu lieu, et qui rend compte du poids de l'ignorance dans nos trajectoires individuelles.

Ce que j'en ai pensé...

À force de voir passer ce bouquin sur mon fil Instagram, ma curiosité avait été éveillée. L'ayant trouvé à la bibliothèque, je me suis lancée. Cette lecture s'est révélée très intéressante mais vraiment dérangeante. Âmes sensibles, abstenez-vous ! La description détaillée des horreurs de Ravensbrück peut se révéler insupportable, surtout quand il s'agit du sort réservé aux bébés nés là-bas. De plus, le style, volontairement haché avec des phrases courtes et percutantes, contribue largement à accentuer l'horreur des faits. C'était la première fois que je lisais Valentine Goby et je pense que j'essaierai à l'occasion de lire autre chose car au-delà du sujet difficile, j'ai trouvé ce livre vraiment bien écrit.

 

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La dame de Reykjavik - Ragnar Jónasson (2015)

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Editeur : France Loisirs 

Nombre de pages : 310

Titre original : Dimma

Quatrième de couverture de l'édition La Martinière (7 mars 2019) : 

Hulda a tout donné à sa carrière. Mais en faisant toujours cavalier seul. Elle a beau être une des meilleures enquêtrices du poste de police de Reykjavik, à soixante-quatre ans, sa direction la pousse vers la sortie.

La perspective de la retraite l'affole. Tout ce temps et cette solitude qui s'offrent à elle, c'est la porte ouverte aux vieux démons et aux secrets tragiques qu'elle refoule depuis toujours. Et ses échappées dans la magnificence des paysages islandais, pour respirer à plein poumons la sauvagerie de son île, ne suffiront plus, cette fois.
Alors, comme une dernière faveur, elle demande à son patron de rouvrir une affaire non résolue. Elle n'a que quinze jours devant elle. Mais l'enquête sur la mort d'Elena, une jeune russe demandeuse d'asile, bâclée par un de ses collègues, va s'avérer bien plus complexe et risquée que prévu. Hulda a-t-elle vraiment pesé tous les risques ?

Ce que j'en ai pensé...

C'est le premier polar que je lis de cet auteur islandais, qui rencontre de plus en plus de succès. Je dois dire, que je ne l'aurais probablement pas fait si on ne m'avait pas prêté ce livre. Merci, Isabelle, pour le prêt !

J'ai beaucoup aimé l'atmosphère, froide à souhait comme j'aime (ne me demandez pas ce que je fous sur la Côte d'Azur !), apprécié l'histoire, même si ici et là, j'ai trouvé l'action peut-être un peu molle, mais par contre, j'ai eu beaucoup de mal avec le style. Je suspecte que cela soit dû à la double traduction.  D'après ce qu'on m'a dit, il y a quelques semaines, le seul auteur islandais traduit directement en français est Arnaldur Indridason mais j'espère que cela changera, étant donné le succès des livres de Jónasson dans le monde, y compris en France.

J'essaierai sans aucun doute de lire un autre polar de cet auteur mais en anglais, pour éviter ce problème linguistique.

 

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Les gens dans l'enveloppe - Isabelle Monnin avec Alex Beaupain (2015)

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Editeur : JCLattès (2 septembre 2015)

Nombre de pages : 370

Quatrième de couverture : 

En juin 2012, j’ai acheté sur Internet un lot de 250 photographies d’une famille dont je ne savais rien. Les photos me sont arrivées dans une grosse enveloppe blanche quelques jours plus tard. Dans l’enveloppe, il y avait des gens à la banalité familière, bouleversante. Je n’imaginais alors pas l’aventure qu’elle me ferait vivre.

J’allais inventer la vie de ces gens puis je partirais à leur recherche. Un soir, j’ai montré l’enveloppe à mon meilleur ami, Alex Beaupain. Il a dit : « On pourrait aussi en faire des chansons. » L’idée semblait folle.

Le livre contient un roman, un album photo, le journal de bord de mon enquête et un disque, interprété par Alex, Camelia Jordana, Clotilde Hesme et Françoise Fabian. Les gens de l’enveloppe ont prêté leur voix à deux reprises de chansons qui ont marqué leur vie.

Les gens dans l’enveloppe est ainsi un objet littéraire moderne et singulier. Faisant œuvre de vies ordinaires, il interroge le rapport entre le romancier et ses personnages. Il est surtout l’histoire d’une rencontre, entre eux et moi.

Ce que j'en ai pensé...

J'avais très envie de lire ce livre original depuis sa sortie et au final, mon avis est mitigé. Je trouvais intéressante et un peu intrigante cette démarche d'inventer une vie à des inconnus, dont on a des photos de famille sur lesquelles on est tombé par hasard. J'ai d'ailleurs bien aimé la première partie, un court roman dans lequel Isabelle Monnin invente une vie à ces gens qu'elle a trouvé dans l'enveloppe, qu'elle a achetée sur Internet. Par contre, la deuxième partie, qui relate son enquête pour "traquer"  ces gens dans la vraie vie, des gens qui n'avaient rien demandé,  m'a un peu perturbée. J'ai trouvé qu'il y avait un côté voyeuriste à la démarche de l'autrice et cela m'a dérangée.

Cela ne m'enpêchera pas de lire à nouveau Isabelle Monnin, dont j'aime la plume et dont j'avais beaucoup aimé Second tour ou les bons sentiments en 2012.

 

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Sous le soleil de mes cheveux blonds - Agathe Ruga (2019)

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Editeur : Stock - Collection Arpège (27 février 2019)

Nombre de pages : 288

Quatrième de couverture : 

L’une est blonde, secrète et bourgeoise. Au lycée, on la surnomme Brigitte. L’autre, extravertie et instable, répond au nom de Brune. Toutes deux sont encore des jeunes filles pleines d’avenir. Ensemble, elles se le promettent, elles pourront tout vivre.Traversant les années folles de la jeunesse, elles découvrent la joie d’aimer, de danser, de rire et de boire jusqu’au petit matin en rêvant à leurs destins de femmes. Mais un étrange jour d’été, tout s’arrête brusquement. Sans donner aucune explication, Brigitte rompt leur amitié et disparaît.
Les années passent mais n’effacent pas la douleur de l’absence. Lorsque Brune tombe enceinte, le moment est venu de comprendre ce qui s’est joué entre elles, ce qui les a unies puis séparées. D’autant que Brigitte, dont elle n’avait plus la moindre nouvelle, revient la hanter : dans ses rêves, elle aussi attend un enfant… Avec brio, Agathe Ruga explore une tranche de vie aussi enivrante que violente, celle des premières fois, de l’éveil de la féminité, du passage à l’âge adulte et des désillusions, jusqu’à la délivrance.

Ce que j'en ai pensé...

Pour ceux et celles qui ne fréquentent pas la sphère #bookstagram sur Instagram, Agathe Ruga est très certainement une inconnue. Pour les autres, c'est la "star" blogueuse littéraire aux milliers d'abonnés, dont je fais partie ,car ses chroniques sont toujours remarquablement écrites.

Quand son bouquin est sortie en février, la planète #bookstagram s'est enflammée et moi, j'y suis allée sur la pointe des pieds. Une dentiste reconvertie en blogueuse littéraire puis en écrivaine, mouais, peut-être... J'étais dubitative. Ecrire de bonnes chroniques sur Instagram ou sur son blog ne faisait pas forcément d'elle une bonne écrivaine. Et puis des avis vraiment positifs de gens à qui je fais entièrement confiance sont apparus, alors j'ai cédé à l'engouement général et j'ai acheté son bouquin moi aussi. Et force a été de constater qu'il est bien écrit et que son histoire fonctionne ! Je l'ai dévoré en quelques heures et sortant de mon coup de coeur absolu pour le livre de Stefano Massini, il n'était pas évident que je me replonge immédiatement dans autre chose. Mais cette histoire, évoquant un chagrin d'amitié et une passion amoureuse, m'a parlé, sans doute parce que j'en ai connus moi aussi et que l'on ne se remet jamais vraiment tout à fait ni de l'un ni de l'autre.

Une jolie découverte. Un roman très autobiographique. Agathe saura-t-elle réitérer ce premier succès ? Nous verrons...

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Qualcosa sui Lehman - Stefano Massini (2016)

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Editeur : Mondadori (31 octobre 2016)

Nombre de pages : 773

Edition en français : Les frères Lehman - Editions du Globe (5 septembre 2018)

Quatrième de couverture de l'édition française :

11 septembre 1844, apparition. Heyum Lehmann arrive de Rimpar, Bavière, à New York. Il a perdu 8 kilos en 45 jours de traversée. Il fait venir ses deux frères pour travailler avec lui. 15 septembre 2008, disparition. La banque Lehman Brothers fait faillite. Elle a vendu au monde coton, charbon, café, acier, pétrole, armes, tabac, télévisions, ordinateurs et illusions, pendant plus de 150 ans. Comment passe-t-on du sens du commerce à l'insensé de la finance ? Comment des pères inventent-ils un métier qu'aucun enfant ne peut comprendre ni rêver d'exercer ? Grandeur et décadence, les Heureux et les Damnés, comment raconter ce qui est arrivé ? Non seulement par les chiffres, mais par l'esprit et la lettre ? Par le récit détaillé de l'épopée familiale, économique et biblique. Par la répétition poétique, par la litanie prophétique, par l'humour toujours. Par une histoire de l'Amérique, au galop comme un cheval fou dans les crises et les guerres fratricides. Comment prendre la suite de Yehouda Ben Tema qui écrivit dans les Maximes des Pères : « Tu auras cinquante années pour devenir sage. Tu en auras soixante pour devenir savant » ? Nous avons 1207 pages et 30 000 vers pour devenir instruits, circonspects, édifiés. Groggy.

Ce que j'en ai pensé...

Je vais avoir du mal à vous parler de cette merveille sans superlatifs ! Quand mon amie italienne, Federica, m'a conseillé (ou plus exactement suppliée !) de lire ce livre en mars 2018, ma première réaction a été l'effroi et je lui ai demandé si elle avait perdu la tête. Sept-cent-soixante treize pages (841 dans la version française !) écrites en vers libres sur l'histoire des Frères Lehman (ceux de la Lehman Brothers Bank, dont on avait tant parlé en 2008 quand elle s'était effondrée lors de la crise financière) ? Non merci, je passe ! Elle a insisté lourdement et finalement six mois plus tard, je me suis décidée à l'acheter, et encore six mois plus tard à le lire, enfin ! Et là, la claque !

C'est probablement le roman le plus EXTRAORDINAIRE que j'ai jamais lu de ma vie et je pèse mes mots !!! Si, si, je vous jure !

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Avoir choisi d’écrire cette incroyable histoire sous la forme d’un très long poème qui se déroule à un rythme effréné et où l’humour et le sarcasme se mêlent à l’histoire et l’Histoire, quel talent mais quel talent ! Il y a tout au long du roman des trouvailles stylistiques, que je ne dévoilerai pas pour ne pas gâcher le plaisir des futurs lecteurs de cette pépite que vous ne manquerez pas d’être, des trouvailles, disais-je, qui relèvent du génie !

Vous constaterez que la couverture italienne annonce un « romanzo/ballata » et pourtant, en France, il a obtenu le Prix Médicis Essai, c’est vous dire à quel point ce livre est inclassable !

Bravo aux Editions du Globe d’avoir eu la brillante idée de publier ce livre en France. J’espère que la traduction est à la hauteur du texte original mais à en croire l’enthousiasme de ma libraire, elle l’est et je souhaite de tout coeur vraiment que cette publication vous donne envie de découvrir cet ovni littéraire !

 

 

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Killers of The Flower Moon - The Osage Murders and the Birth of the FBI - David Grann (2017)

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Version audio : Simon & Schuster (20 avril 2017)

Editeur version papier : Simon & Schuster (11 février 2017)

Duréee : 9 heures et 4 minutes

Edition papier française : La note américaine - Editions du Globe (7 mars 2018)

Quatrième de couverture de l'édition française :

L'histoire vraie, trouble et tortueuse d'une série de meurtres qui comptent parmi les plus mystérieux et les plus monstrueux de l'Histoire des Etats-Unis. Dans les années 1920, les hommes les plus riches au monde étaient Amérindiens, et appartenaient à la tribu des Osages. Une fois le pétrole découvert sous leurs terres, dans l'Oklahoma, ils se sont mis à rouler dans des automobiles conduites par des chauffeurs, se sont fait construire de belles demeures et ont envoyé leurs enfants étudier en Europe. Puis, un par un, les Osages ont commencé à disparaître dans d'étranges circonstances. Dans ce Wild West où se croisaient desperados et magnats du pétrole, ceux qui osaient enquêter sur cette tuerie étaient assassinés à leur tour... Le nombre de morts ne cessant d'augmenter, le FBI se saisit de l'affaire, et perça les mystères d'une gigantesque conspiration, mettant au jour une série de crimes aussi choquante qu'effrayante. Fondé sur des années de recherche, La Note américaine est un chef-d'oeuvre de narrative nonfiction : David Grann mène l'enquête, et chacune de ses découvertes amène son lot de surprises sinistres, de rebondissements et de secrets lourds à porter. Un livre percutant, d'une grande puissance, qui constitue un témoignage littéraire bouleversant.

Ce que j'en ai pensé...

Absolument passionnant ! Cet essai se lit comme un roman - en l'ocurrence, je l'ai écouté et j'avais un peu l'impression d'écouter Pierre Bellemare me raconter une histoire extraordinaire ! - et les rebondissements sont nombreux et à peine croyables. Cette enquête est minutieuse et fouillée et outre le fait de nous faire découvrir un pan de l'histoire américaine peu glorieux et inconnu, elle a aussi le mérite de nous retracer les premiers pas au FBI d'un certain Edgar J. Hoover... déjà ! Je recommande vivement cette lecture si l'histoire des Etats-Unis vous intéresse ainsi que le sort des nations indiennes sur le territoire américain.

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L'amour après - Marceline Loridan-Ivens avec Judith Perrignon (2018)

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Editeur : Le Livre de Poche (6 février 2019)

Nombre de pages : 168

Quatrième de couverture : 

« Charlotte m'appelle d'Israël. Nous étions dans la même classe à Montélimar. Elle a été arrêtée après moi, mais je ne l'ai pas croisée à Birkenau.

– Qu'est-ce que tu fais en ce moment ? demande-t-elle.

– Je travaille sur l'amour.

Un silence alors, comme si le mot amour s'égarait, se cognait dans sa tête.

– L'amour au camp ou quoi ?

– Après les camps.

– Ah, c'est mieux. L'amour au camp, j'en n’ai pas vu beaucoup.

– Moi non plus. »

Comment aimer, s'abandonner, désirer, jouir, quand on a été déportée à quinze ans ? Retrouvant à quatre-vingt-neuf ans des lettres échangées avec les hommes de sa vie, Marceline Loridan-Ivens se souvient...

Ce que j'en ai pensé...

Quand Marceline Loridan-Ivens était passée à La Grande Librairie en janvier 2018 à la sortie de ce livre chez Grasset, je m'étais promise de l'acheter et puis finalement, c'est sa mort en septembre dernier et la sortie en poche en février qui m'ont rappelée à l'ordre.

Ses mots sonnent  juste et sont les bienvenus à l'heure, où nous assistons en France à des actes d'antisémitisme, que l'on croyait appartenir au passé. On ne peut que le dire et le redire. Il faut continuer à éduquer les jeunes générations, continuer à faire lire et vivre des textes comme celui-ci et continuer à en parler encore et toujours. D'ailleurs, La Grande Librairie de cette semaine avec les présences de Ginette Kolinka (amie de Marceline) et Elie Buzyn l'a à nouveau très bien fait.

Ci-dessous, un passage, qui m'a interpellée et qui fait référence au travail de son amie Simone Veil, rencontrée dans les camps de la mort, qui, alors qu'elle était directrice de l'administration pénitentiaire, avait obtenu que des prisonnières politiques algériennes soient transférées en France. "Il n'y a qu'un balancier faisant et défaisant." À méditer...

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Et enfin, un passage prémonitoire... Simone et Marceline sont mortes à un peu près un an d'écart.

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