craig johnson

 

Editeur : The Murder Room 

Titre français : Enfants de poussière - Editeur Gallmeister (6 mars 2014)

Nombre de pages : 316

Quatrième de couverture de l'édition française :

Absaroka, dans le Wyoming, est le comté le moins peuplé de l'État le moins peuplé d'Amérique. Y découvrir le corps d'une jeune Asiatique étranglée est plus que déconcertant. Le coupable paraît tout désigné quand on trouve, à proximité, un colosse indien frappé de mutisme en possession du sac à main de la jeune femme. Mais le shérif Walt Longmire n'est pas du genre à boucler son enquête à la va-vite. D'autant que le sac de la victime contient une vieille photo de Walt prise quarante ans plus tôt, et qui le renvoie à ses souvenirs de la guerre du Vietnam. 

Enfants de poussière entremêle passé et présent au gré de deux enquêtes dont les échos inattendus nous entraînent à un rythme haletant des boîtes de nuit de Saïgon aux villes fantômes du Wyoming.

Ce que j'en ai pensé...

Les fidèles de mon blog savent que régulièrement, je pars en Sicile pour une petite aventure avec mon commissaire préféré, Salvo Montalbano, mais depuis quelques années, je pars aussi de temps en temps au Wyoming pour retrouver mon shériff préféré, Walt Longmire. Oui, je sais, ce n'est pas très catholique d'avoir deux amants littéraires mais l'un étant en Sicile et l'autre au Wyoming, il y a peu de risque qu'ils apprennent leur existence respective dans ma vie ! Et puis, l'un est commissaire et l'autre est shériff...!

Bref, ce roman est le quatrième de la série et je l'ai adoré. J'avais été un peu déçue par le troisième car, bien que j'en aie trouvé l'intrigue bien ficelée, il ne se passait pas dans le Wyoming mais à Philadelphie et pour moi, l'intérêt principal des Longmire, c'est de repartir me plonger dans les paysages du Wyoming que j'ai tant aimé découvrir en 2012. Dans cet épisode, Longmire est revisité par les démons (ses démons) de la guerre au Vietnam après que le corps d'une jeune Vietnamienne soit découvert sous un pont dans sa juridiction. Il y a franchement des passages poignants, qui viennent nous rappeler l'horreur et surtout l'imbécillité de cette guerre. Quant au présent dans le Wyoming, tout ce qui fait que j'aime cette série est là, les montagnes des Big Horn, les Indiens, et tous les caractères "secondaires" qui font que Longmire est Longmire, en particulier Henry, son fidèle ami sur qui il peut toujours compter pour tout relativiser. De plus, Longmire a un sens de l'humour légèrement désuet et quelque peu sarcastique dans lequel je me retrouve tout à fait.

Si vous ne connaissez pas encore Walt, je vous invite à le découvrir, mais attention pas touche, il est à moi! 

Vivement mon prochain voyage au Wyoming...