boccanera

Editeur : Editions de l'Aube (1er février 2018) 

Nombre de pages : 215

Quatrième de couverture : 

Si l'on en croit le reste de l'Hexagone, à Nice il y a le soleil, la mer, des touristes, des vieux et des fachos. Mais pas que. Il y a aussi Ghjulia - Diou - Boccanera, quinqua sans enfant et avec colocataire, buveuse de café et insomniaque. Détective privée en Doc Martens. Un homme à la gueule d'ange lui demande d'enquêter sur la mort de son compagnon, avant d'être lui-même assassiné. Diou va sillonner la ville pour retrouver le coupable. Une ville en chantier où des drapeaux arc-en-ciel flottent fièrement alors que la solidarité envers les étrangers s'exerce en milieu hostile... Au milieu de ce western sudiste, Diou peut compter sur un voisin bricoleur, un shérif inspecteur du travail, et surtout une bonne dose d'inconscience face au danger. Un premier polar décapant et mené de main de maître.

Ce que j'en ai pensé...

Non, non ce polar-là n’est pas à jeter au feu ! C’est au contraire une très bonne surprise. Après quelques expériences malheureuses de polars « locaux » achetés sur des salons à des auteurs, au demeurant sympathiques, mais ayant produit des romans ni écrits ni à lire, je m’étais jurée que l’on ne m’y reprendrait plus. 

Je dois dire cependant que Michèle Pedinielli a su me convaincre au Festival du Livre de Mouans-Sartoux et surtout le fait qu’elle soit publiée par les Editions de l'Aube , que je considère sérieuses, m’a rassurée. 

Bien m’en a pris ! J’ai adoré ce polar aux couleurs locales, c’est drôle comme il faut et l’intrigue est vraiment bien ficelée. 

Bon, j’imagine que ce polar n’a pas vraiment été du goût de nos élus locaux s’ils l’ont lu mais tout est (malheureusement !) très plausible ! 

Et cerise sur le gâteau, Ghjulia, l’héroïne, a des goûts littéraires qui me réjouissent... Mon cow-boy préféré, Craig Johnson, et le génial et regretté Jim Harrison.