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Editeur : Actes Sud (7 septembre 2017)

Titre original : Mannen som sökte sin skugga

Quatrième de couverture :

Une enfance violente et de terribles abus ont marqué à jamais la vie de Lisbeth Salander. Le dragon tatoué sur sa peau est un rappel constant de la promesse qu'elle s'est faite de combattre l'injustice sous toutes ses formes. Résultat : elle vient de sauver un enfant autiste, mais est incarcérée dans une prison de haute sécurité pour mise en danger de la vie d'autrui. Lorsqu'elle reçoit la visite de son ancien tuteur, Holger Palmgren, les ombres d'un passé qui continue à la hanter resurgissent. Quelqu'un a remis à Palmgren des documents confidentiels susceptibles d'apporter un nouvel éclairage sur un épisode traumatique de son enfance.

Pourquoi lui faisait-on passer tous ces tests d'intelligence quand elle était petite ? Et pourquoi avait-on essayé de la séparer de sa mère à l'âge de six ans ? Lisbeth comprend rapidement qu'elle n'est pas la seule victime dans l'histoire et que des forces puissantes sont prêtes à tout pour l'empêcher de mettre au jour l'ampleur de la trahison. Avec l'aide de Mikael Blomkvist, elle se lance sur la piste d'abus commis par des officines gouvernementales dans le cadre de recherches génétiques secrètes. Cette fois, rien ne l'empêchera d'aller au bout de la vérité.

Ce que j'en ai pensé...

J'ai longtemps hésité à lire Millenium 4. Ayant adoré la trilogie de Stieg Larsson, je n'avais su résister à cet achat mais je n'arrivais pas à me décider. J'avais bien sûr entendu parler des nombreuses polémiques concernant la publication de ce quatrième volume écrit par un autre après la mort subite de Larsson. Nombre de gens pensaient qu'il était scandaleux de reprendre les personnages de Larsson. Bref,  j'avais envie de retrouver Lisbeth Salander et Mikael Blomkvist mais j'avais peur d'être déçue.

Reprendre des personnages mythiques, ça marche parfois comme par exemple Sherlock Holmes par mon ami anglais, Anthony Horowitz, encensé par la critique et les puristes, mais ça loupe souvent. Je citerai l'exemple calamiteux de la suite d'Autant en emporte le vent, Scarlett d'Alexandra Ripley, paru en 1991. Un quasi traumatisme pour moi qui vénère ce roman - ce n'est pas pour des prunes que mon blog s'appelle Gone With The Wind ! -.

Finalement, au cours de l'été, je me suis décidée à l'ouvrir et je l'ai dévoré en deux jours. Contrairement à ce que de nombreuses critiques avaient annoncé, les personnages de Lisbeth et Mikael étaient assez fidèles à ceux créés par Larsson et l'intrigue était plutôt bien ficelée. Certes, il manquait un petit truc (le génie ?) par rapport à l'œuvre de Larsson mais en toute sincérité, cela faisait tellement longtemps que j'avais lu la trilogie que cela ne m'avait pas franchement gênée.

Forte de ce succès, c'était donc avec une impatience non dissimulée que j'attendais ce cinquième opus. La sortie était prévue pour le 7 septembre. Le 6 au soir, je suis passée à la librairie en réserver un. Le lendemain, profitant d'un cours annulé, j'étais à la librairie à 10h15 alors qu'elle ouvre à 10h ! Je ne pouvais guère faire plus vite ! À la librairie, petite conversation avec la libraire, qui attendait, elle aussi, avec impatience de le commencer. Nous avons parlé du 4 et elle m'a fait part de la réflexion de son compagnon, que j'ai trouvée assez intéressante. Après avoir terminé le 4, il avait dit qu'il aurait adoré le bouquin s'il n'y avait pas eu écrit Millénium dessus... En d'autres termes, un excellent thriller mais pas digne de la trilogie. Elle, pensait plutôt comme moi. Elle trouvait que cette suite était fidèle à l'esprit des premiers.
À la pause déjeuner, trépignant d'impatience, je l'ai ouvert... et je l'ai refermé samedi dernier, le 16 septembre... 9 jours pour le lire... mauvaise mayonnaise ! Certes, mon rythme de travail intensif a repris et j'ai un peu tendance à m'endormir le soir mais quand même, quand un thriller est haletant, je ne m'endors pas !

Que vous dire sans m'énerver ? D'abord un mot sur le titre français - et anglais aussi d'ailleurs - . Pourquoi diable La fille qui rendait coup pour coup quand l'original veut grosso modo dire L'homme qui suit son ombre ? Si vous avez lu le 4, ce titre et la couverture peuvent vous laisser imaginer que l'autre fille va être Camille... Et non ! Je vais dire que tout est bâclé dans ce roman. L'intrigue prend l'eau à de nombreuses reprises (embêtant pour un thriller !), Lisbeth et Mikael ne sont que des figurants dans cette histoire qui tourne en rond, tourne en rond et la fin, oh la fin, grrrrrr!!! Elle est où la fin ?!

Bref, si vous êtes fans de Millénium, vous serez sans doute déçus comme moi à moins, je pense, de n'être sous l'emprise d'une drogue dont vous voudrez bien me faire parvenir un échantillon !

Toute ce cinéma orchestré par l'éditeur suédois et par extension par les éditeurs des diverses traductions dans le monde pour la sortie du livre n'avait finalement peut-être qu'un but... nous cacher que le bouquin n'est pas à la hauteur des attentes et nous le faire acheter quand même ! Et moi, comme une imbécile naïve que je suis encore trop souvent, j'ai marché au quart de tour !