Ferrante

Editeur : e/o (1 octobre 2013)

Titre français : Celle qui fuit et celle qui reste - L'amie prodigieuse, III - Editeur : Gallimard (3 janvier 2017)

Quatrième de couverture de l'édition française :

Après L'amie prodigieuse et Le nouveau nom, Celle qui fuit et celle qui reste est la suite de la formidable saga dans laquelle Elena Ferrante raconte cinquante ans d'histoire italienne et d'amitié entre ses deux héroïnes, Elena et Lila. Pour Elena, comme pour l'Italie, une période de grands bouleversements s'ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s'annoncent, les mouvements féministes et protestataires s'organisent, et Elena, diplômée de l'École normale de Pise et entourée d'universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d'amour et de haine, telles deux soeurs qui se ressembleraient trop. Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix. Celle qui fuit et celle qui reste n'a rien à envier à ses deux prédécesseurs. À la dimension historique et intime s'ajoute même un volet politique, puisque les dix années que couvre le roman sont cruciales pour l'Italie, un pays en transformation, en marche vers la modernité.

Ce que j'en ai pensé...

Ça y est, je l'ai enfin lu ! Et pas de doute, c'est celui des trois que j'ai préféré. Autant j'avais trouvé quelques temps morts dans le deuxième tome, autant celui-ci m'a vraiment enthousiasmée. L'époque traversée est une page tellement passionnante et chargée de l'histoire italienne et c'est à nouveau avec brio que Ferrante la fait traverser à ses personnages. Comment ne pas continuer à détester l'arrogance de Lila/Lina tout en l'admirant un peu et comment ne pas admirer l'émancipation de Lena/Lenù tout en détestant un peu ses renoncements et ses états d'âme ? Comment ne pas se passionner pour cette amitié/inimitié qui n'en finit pas de s'interrompre ? Comment ne pas vouloir savoir laquelle des deux prévaudra et rendre l'autre jalouse de son sort ?

Je suis à un moment tombée sur un passage, qui , pour moi, résume parfaitement la relation entre Lena et Lila et qui doit donner à peu près ça en français (à l'occasion, je vérifierai dans une édition française): "Je sentis que je ne réussirai jamais à me libérer de cette position subalterne et cela me sembla insupportable". Chaque fois que cette pauvre Lena pense qu'elle a échappé à son destin et que son sort est bien plus enviable que celui de Lila, l'autre lui balance une nouvelle à la figure qui la remet en piste pour le prix de la plus belle réussite. Pauvre Lenù !

C'est sûr et certain, je vais lire le quatrième tome dans les semaines qui viennent et pour une fois, j'aurai un train d'avance plutôt que de retard puisqu'il ne sortira en France qu'en 2018, je crois. Bon, ceci dit, je serai toujours à la traîne par rapport aux bookstagrammeurs/-euses anglosaxons que je suis sur Instagram puisque cela fait déjà deux ans qu'il est sorti en anglais ! A bientôt donc !

 

Ferrante 2