Adam

Editeur : Flammarion (3 janvier 2018)

Nombre de pages : 219

Quatrième de couverture : 

Je suis la fille du chanteur. La fille seule au fond des cafés, qui noircit des carnets, note ce qu'elle ressent pour savoir qu'elle ressent. La fille qui se perd dans les rues de Paris au petit matin. La fille qui baisse les yeux. Je suis la fille dont le père est parti dans la nuit. La fille dont le père a garé sa voiture le long du fleuve. La fille dont le père a été déclaré mort. Celle qui prend un avion sur la foi d'un cliché flou. Celle dans les rues de Lisbonne, sur les pentes de l'Alfama. Qui guette un musicien errant, une étoile dépouillée d'elle-même, un ermite qui aurait tout laissé derrière lui. La fille qui traverse les jardins, que les vivants bouleversent, que les mots des autres comblent, la fille qui ne veut pas disparaître. Qui peu à peu se délivre.

Ce que j'en ai pensé...

Une jeune femme, dont le père, superstar de la chanson française, a brusquement quitté les feux des projecteurs, part à la recherche de ce dernier alors qu'il a disparu et que sa voiture et quelques effets personnels, dont ses santiags adorées, ont été retrouvés au bord d'un fleuve. On lui a dit l'avoir aperçu à Lisbonne, ce qui la mènera dans cette ville. En fait, le plus gros du roman revient sur l'enfance hors normes de cette jeune femme entre un père artiste et fantasque et une mère absente. Le thème, à priori, ne me déplaisait pas mais j'ai trouvé l'intrigue lente, très lente et à vrai dire un peu creuse. L'auteur nous dit en 200 pages ce qu'il aurait pu nous dire en 50 et peut-être moins. Le reste du temps, il se répète. Quand on arrive au bout du livre, on a bien compris que le père était un père assez pitoyable, que la mère ne valait rien non plus et que cette pauvre fille n'a valu sa survie qu'à un couple de braves gens, sorte de grands-parents adoptifs, qui l'ont plus ou moins élevée. On a aussi bien compris qu'avoir grandi auprès d'un type à l'ego surdimensionné avait fait de cette jeune femme une personne plutôt effacée, qui se fond dans la masse partout où elle passe. Elle le répète tout au long du bouquin.

J'avais emporté ce roman à lire pour la sélection du Prix Nice Baie des Anges 2018 lors de mon récent séjour à Lisbonne pensant que ce serait sympa de le lire en contexte. En vérité, seule une partie infime du roman se déroule à Lisbonne. Cela a quand même donné lieu à une jolie photo !

C'était mon premier roman d'Olivier Adam, que je me promettais de lire depuis un bon moment déjà, et franchement, je suis très déçue. J'ai trouvé son style assez quelconque  - les phrases courtes, répétitives, ça va un moment !  -. J'ai deux autres de ses romans, Je vais bien, ne t'en fais pas et Des vents contraires, dans ma PAL depuis plusieurs années. Je lui donnerai donc une seconde et même une troisième chance.